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«Sauvons les dernières rivières naturelles!»

Le WWF lance un appel pour protéger les 64 cours d’eau les mieux préservés de Suisse. Interview avec Lene Petersen.

Pourquoi cette liste ne comporte que 64 «perles»?
– C’est le résultat d’une recherche sur l’état des rivières. Nous avons répertorié les portions qui étaient les plus naturelles et les plus préservées de tout impact humain. Cela ne signifie pas que les autres rivières ne sont pas dignes de protection. Mais celles de la liste sont celles qui sont les plus naturelles. Par exemple parce qu’elles offrent une grande diversité en abritant des espèces qui ne trouvent plus refuge ailleurs ou parce qu’elles ont une structure et un débit naturel.

– On parle de plus en plus d’énergie hydraulique. Vous demandez à ce que les rivières soient moins exploitées. Comment associer les deux?
– C’est bien le défi qu’il nous faut relever. Dans ce cas précis, nous proposons à la protection une toute petite partie des rivières helvétiques. Nous exploitons déjà de nombreux cours d’eau, sans que nous devions encore mettre les dernières rivières naturelles sous pression. La Suisse n’est pas un pays qui surprotège son habitat naturel. A l’échelle européenne, elle fait même office de lanterne rouge. Pour certaines rivières, il est déjà trop tard mais pour celles-ci, nous pouvons encore agir.

– Justement, qu’est-ce que vous préconisez?
– D’abord, nous souhaitons qu’un inventaire soit créé. Actuellement, les habitats spécifiques comme les zones alluviales ou les marécages sont répertoriés. Nous voudrions qu’à l’avenir, les rivières soient considérées comme un ensemble. Ensuite, nous espérons pouvoir mettre en place une législation similaire à ce qui se fait dans l’Union européenne. C’est-à-dire qu’il soit interdit de laisser l’état écologique du cours d’eau se dégrader. Concrètement, cela signifie mettre en œuvre des mesures pour maintenir les rivières dans leur état actuel.

– Vous invitez aussi la population à découvrir ces endroits sauvegardés. N’avez-vous pas peur d’augmenter la fréquentation et donc d’impacter la biodiversité que vous essayez de protéger?
– C’est un risque, mais il est limité comparé à d’autres menaces. Nous préférons que les gens se rendent compte que ces lieux existent. C’est ensuite plus facile de mobiliser une population qui est déjà liée à l’endroit et de l’encourager à le protéger. Si vraiment il commençait à y avoir trop de monde, alors il faudrait développer un concept pour que chacun puisse profiter de ces endroits magnifiques et intacts dans les meilleures conditions.

Les 64 «perles de rivière» désignées par le WWF

Itinéraires de balades et informations complémentaires sur 64 Perles de rivière

Cliquer ici pour agrandir

(TDG)