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Objectif pêche à Genève

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Biodiversité en péril: les organisations irritées

Les résultats du dernier examen environnemental de l’OCDE pour la Suisse fâchent le WWF, Pro Natura et BirdLife.

«Une agriculture intensive, des cours d’eau endigués et des déficits dans l’aménagement du territoire ne restent pas sans conséquences», écrit le WWF Suisse. «L’état général de la biodiversité est mauvais. C’est maintenant aux politiciens de prendre des mesures efficaces et de libérer les fonds nécessaires pour leur mise en oeuvre.»

Le secteur financier pourrait aussi jouer un rôle central dans le passage à une économie verte. Il tient cependant encore trop rarement compte de critères écologiques et sociaux et aurait besoin de nouvelles conditions-cadre pour franchir un tel pas.

La Suisse à la traîne

Selon BirdLife, le plan d’action pour la biodiversité ne définit pas ou presque pas d’objectifs quantitatifs, d’enveloppes financières, de responsabilités ou d’indicateurs clairs pour mesurer les progrès. Il faut aussi mettre en oeuvre immédiatement des projets spécifiques pour protéger la plupart des espèces menacées, ajoute l’organisation.

Et de noter que les surfaces pour la protection de la biodiversité doivent être agrandies: à l’international, une part d’au moins 17% est exigée, alors qu’elle n’est aujourd’hui que de 12% en Suisse, si l’on compte large. De son côté, Pro Natura mentionne une part de 6,2%. «La Suisse reste encore et toujours la lanterne rouge de l’Europe en matière d’aires protégées», souligne l’ONG.

 

Milieux mal en point

Ce sont les cours d’eau et les zones humides qui sont le plus menacés en Suisse, poursuit-elle. En conséquence, huit espèces de poissons sont éteintes et 70% de celles qui restent sont en danger ou menacées. Par ailleurs, environ 90% des surfaces de marais ont déjà disparu, et avec elles de riches paysages et des écosystèmes vitaux pour la survie de plantes rares comme le rossolis.

source 20 minutes

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Petit retour sur le nettoyage de l’ARVE

Un grand merci à tous, 25mètres cube pour 4 tonnes de déchets…

Lien RTS pour le 12h45    https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/a-geneve-une-soixantaine-de-benevoles-realisent-une-operation-de-nettoyage-sur-les-berges-de-larve?id=9099098

Lien radio lac journal de 8h00     https://www.radiolac.ch/podcasts/le-journal-de-8h00-20112017/

 

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Inscription nettoyage de l’Arve du 18/11/2017

Le Geneva Street Fishing organise un nettoyage des berges de l’Arve urbaine en cette année 2017. L’opération aura lieu le samedi 18 novembre 2017. Toutes les informations ci-dessous. Cet évènement est fortement soutenu par le comité directeur de la FSPG, la Commission de la Pêche et le SLRP.

FSPG Genève - Nettoyage de l'Arve urbaine le samedi 18 novembre 2017

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous présenter le nettoyage de l’Arve pour cette année 2017.

Celui-ci se déroulera le samedi 18 novembre 2017.

Quatre secteurs vous sont proposés, c’est pour cette raison qu’il est primordial de vous inscrire sur un des liens Doodle ci-dessous pour votre secteur souhaité, soit le 1,2,3 ou le 4 !

Chaque rendez-vous est prévu à 07h45 sur ledit secteur

Une pause et prévue avec un apéro-repas Burger  https://www.facebook.com/SCool-Boss-1417615721846855/  (végétarien possible) de 11h45 à 13h30 pour les participant-e-s inscrits sur le Doodle (case repas). Le lieu du repas sera à l’usine hydroélectrique de Vessy qui se trouve dans une boucle formée par l’Arve entre les ponts de Sierne et de Vessy, à l’endroit où une presqu’île divise le cours de la rivière en deux parties.

Localisation : https://www.google.ch/maps/search/tennis+club+centrale+de+vessy/@46.1789574,6.1701709,141m/data=!3m1!1e3

Ensuite reprise du nettoyage jusqu’à 17h00. En cas de météo catastrophique ou de conditions trop dangereuses (Arve en crue) nous décalerons l’opération au samedi 25 novembre, c’est pour cette raison qu’il nous faut votre adresse mail.

Merci d’avance la team GSF

Secteur 1 :  Jonction Arve et Rhône au pont des Accacias. RDV 07h45 rive gauche du pont des Accacias. Inscription nom, prénom et adresse email. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/n3ekds28u3p3hvsd

Secteur 2 : Pont des Acacias au pont de la Fontenette. Rdv 07h45 rive gauche pont de la Fontenette au début du sentier Clos de la Fonderie. Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle :  http://doodle.com/poll/xkaffvyhp726q6c4

Secteur 3 : Pont de la Fontenette au pont de Vessy. RDV 07h45 rive gauche juste amont pont de Vessy (au parking) . Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/3uip8umuxdtgg39y

Secteur 4 : Pont de Vessy à la centrale de Vessy. RDV 07h45 centrale de Vessy (au parking). Inscription nom, prénom et adresse mail : http://doodle.com/poll/drdhdbb2zq3axcrt

Vous pouvez nous poser des questions sur gvastreetfishing@gmail.com

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Les golfs accusés d’assécher l’Allondon

La rivière franco-genevoise est à sec. Si la sécheresse estivale en est la principale coupable, d’autres causes sont pointées du doigt.

En août, l’Allondon a atteint son plus faible débit jamais enregistré pour cette période de l’année. Un état de fait qui inquiète les pêcheurs de part et d’autre de ce cours d’eau franco-suisse. A tel point que la Fédération genevoise de pêche a interpellé le Conseil d’Etat à ce propos.

Golfs et centres équestres

Selon ce qu’en rapporte «Le Courrier», les responsables seraient à chercher du côté français d’après les associations de pêcheurs. «Il y a huit golfs et plusieurs centres équestres qui bordent la rivière du côté français et qui pompent de très grandes quantités d’eau dans les nappes d’accompagnement ou dans les sources des affluents de l’Allondon, et cette situation n’est pas nouvelle», dénoncent-elles.

Malgré la sécheresse qui a poussé les collectivités publiques françaises à édicter des restrictions, les pêcheurs disent avoir été témoins de pompages. D’après eux, les golfs préfèrent payer des amendes plutôt que d’arrêter l’arrosage de leurs terrains.

Quid des emplois?

Du côté des coupables désignés, on se défend en se renvoyant la balle ou en pointant du doigt l’eau utilisée pour irriguer les champs agricoles. «Cela fait vingt ans qu’il y a des problèmes d’eau dans la région et les golfs sont toujours les premiers incriminés, car notre sport est mal vu. Mais il ne faut pas oublier qu’il est important pour notre région et qu’il y génère plus d’emplois que l’agriculture», dénonce le propriétaire d’un golf du Pays de Gex cité par le quotidien.

Solution lacustre

Du côté des pêcheurs, on espère que le lac Léman pourra servir de variable d’ajustement. Une solution qui n’est pas repoussée dans l’immédiat. Un inventaire des sources disponibles est en cours. A l’avenir, il n’est pas impossible que les grosses réserves d’eau servent à pallier le déficit des plus petites sources selon le responsable de la Commission transfrontalière de l’eau.

 

Source 20 minutes

 

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Des produits polluants se sont déversés dans le Léman

Pollution aux huiles minérales dans la Chamberonne, près de Lausanne

Un affluent du lac Léman a été gravement pollué
Un affluent du lac Léman a été gravement pollué 19h30 / 1 min. / mardi à 19:30
Deux rivières, la Chamberonne et la Mèbre, ont été gravement polluées mardi matin par un « liquide noir et gluant » déversé en quantité à Chavannes-près-Renens, à proximité du site de l’Université de Lausanne.

L’alerte a été donnée peu après 10h00 par une entreprise de voirie qui oeuvrait non loin et la police est arrivée rapidement sur place pour disposer un barrage de bouées en deux endroits, afin d’éviter une propagation plus large de « l’épais liquide noir et gluant en surface du cours d’eau », a constaté la RTS sur place.

La pollution s’est propagée sur un kilomètre jusqu’au lac Léman via la Chamberonne – rivière dans laquelle se jette la Mèbre – et plusieurs animaux sont touchés, ainsi que la flore, selon plusieurs services – pompiers, garde-pêche, brigade du lac – mobilisés pour maîtriser le sinistre.

Travaux de plusieurs heures, voire plusieurs jours

Le liquide visqueux est resté en surface. « Les poissons ne semblent pas avoir été perturbés », alors que des volatiles ont été partiellement souillés et des réflexions sont en cours pour leur traitement.

Les travaux d’aspiration du produit, puis de nettoyage des berges, sont en cours et pourraient durer plusieurs heures, voire plusieurs jours, selon un communiqué de la police diffusé en fin d’après-midi.

Gilles de Diesbach/gax

Publié mardi à 18:09 Modifié mardi à 20:48

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Concerne cormoran sur les abords de l’Arve, la Versoix et l’Etang de pêche de Richelien « Que faire!? »

Bonjour à tous,

avec le retour du froid, les cormorans sont déjà visible depuis quelques jours sur tout le linéaire Genevois de l’Arve. Beaucoup d’avance par rapport aux années précédente. Ceci pose évidement un gros problème, l’Arve commence à prendre son étiage hivernale ce qui qui rend plus facile la pêche pour les oiseaux piscivores (Cormorans et Harles) sur les truites, ombres commun, chevesns, etc….Rappel l’ombre et sur la liste de rouge des espèces en voie de disparition national.

C’est également valable pour la Versoix et l’Etang de pêche de Richelien.

La DGAN anciennement DGNP, on l’autorisation de tir de régulation sur les Cormorans sur l’Arve, la Versoix, l’Etang de Richelien. Afin de leur facilité le travail et de leurs mettre un peut de pression, ils est important que les pêcheurs, les informes au quotidien de toutes les observations prisent au bord de l’eau.

-Photos avec smartphone(si possible que l’on puisse localiser le site)

-Appeler immédiatement le numéro du carnet de contrôle soit le T. +41 22 388 55 00. Attention horraire de bureau. Repeter l’appel si necessaire !

-Envoyer vos photos à l’adressee gvastreetfishing@gmail.com ou sur la messagerie Facebook de la GSF

Vous pouvez transmettre cette info à tout vos contacts pêche…

En pièce jointe photos prise le 11/09/2017 en amont du pont de St Georges.

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Navigation et activités sur le Rhône

Navigation et activités sur le Rhône

La navigation de plaisance est autorisée sur l’Arve et le Rhône genevois en aval du barrage du Seujet sauf :

  • du 1er octobre au 31 mars entre la passerelle de Chèvres et le barrage de Chancy-Pougny (zone de tranquillité hivernale de la réserve d’importance internationale)
  • une matinée (de 8h à 13h) par mois durant l’automne et l’hiver, sur l’ensemble du Rhône genevois, selon des dates annoncées préalablement par arrêté

Ces mesures visent à assurer la protection et le suivi scientifique des oiseaux d’eau hivernant sur ce site naturel  d’importance internationale listé par la Convention de Ramsar.

La navigation sur ces cours d’eau fait également l’objet de restrictions locales – notamment autour des ouvrages hydroélectriques – ou temporaires pour des raisons de sécurité, conformément à la signalétique placée sur le terrain.

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Inscription ouverte !

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Les petits Genevois apprennent à pêcher la perche/journée Suisse de la pêche

Sur le lac, tôt ce matin, Pénélope, Gustave et Emilie ont compris comment manier la canne à pêche et ils ont adoré. Reportage

Il est 8h10 ce samedi matin lorsque quatre barges quittent la rade à la hauteur du Bateau Genève pour le milieu du lac. Dans ces grandes barques à fond plat – dévolues normalement au ramassage des algues afin qu’elles ne s’enroulent pas dans les hélices des bateaux – des familles et des enfants vêtus de leurs gilets de sauvetage. A l’occasion de la journée suisse de la pêche, ils sont venus pour tenter de capturer quelques perches. Quelques? Une heure trente après notre départ, Pénélope, 12 ans, Gustave, 9 ans et leur cousine Emilie, 8 ans, en avaient pêché 104 exactement. Et n’avaient pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Dans la brume matinale, on s’éloigne de la berge au ras de l’eau. Le spectacle est magnifique. On dépasse une famille de Grèbes huppés dont les jeunes pépient avec insistance. On observe un vol de cormorans. Plus loin, deux homme en paddle. «Ils vont finir à l’eau avec nos vagues», s’amuse Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises. Mais non. Les sportifs du matin tiennent bon. Quant au jet d’eau, il dort encore.

Les enfants préparent leur canne à pêche. Cinq hameçons et plein d’asticots bien sûr. 8h20. Effervescence sur la barge: Gustave ramène sa première prise. Mais la vaillante perchette retombe à l’eau. Sauvée! Le corrigé de ce premier exercice est donné par Dimitri Jaquet, chef du secteur pêche du DETA (Département de l’environnement, transports et agriculture). Il ne faut pas lever la canne trop haut et surtout la ramener dans la barque. La leçon porte immédiatement. La deuxième perche sera la bonne. «Je suis trop content!» s’exclame le garçon.

Au tour d’Emilie de capturer une perche. Le rythme devient de plus en plus soutenu. Les enfants pêchent parfois deux poissons d’un coup. «J’espère que j’en attraperai une aussi», se plaint Pénélope. Il lui suffit de changer de canne et le succès est au rendez-vous. Que faire avec ces poissons qui frétillent et qui glissent parfois au fond du bateau. «Après, c ‘est en arrière et crac!» explique Christophe. Ils sont énuqués. La mort est immédiate», ajoute-t-il rassurant.

Au départ, cette mise à mort ne fait pas très envie aux deux filles. Gustave, lui, s’y met rapidement et avec dextérité. «J’adore les tuer» finit-il par lâcher à la vingtième prise. Au terme de la balade, sa soeur et sa cousine s’y sont mises aussi.

On aperçoit de temps en temps un poisson qui bondit à la surface des flots. Un brochet certainement, commentent les connaisseurs.

Le capitaine de l’embarcation est un ancien bûcheron. Daniel Zuber, a fini par tomber amoureux du lac après avoir longtemps taillé et soigné les arbres des parcs genevois. Aujourd’hui, il s’intéresse surtout à la propreté du Léman. «Il y a trente ans, les algues étaient coupées n’importe comment. Maintenant, nous prenons soin de préserver les grands herbiers du fond de l’eau grâce auxquels vit la faune.»

Un wakeboard (héritier lointain du ski-nautique) passe près de la barge et provoque des remous. Deux hérons cendrés volent vers la berge. Dans le baquet en plastique, on en est maintenant à 104 perches. Il faudra encore les nettoyer, les couper et en faire des filets. Un gros travail auquel Pénélope, Gustave et Emilie vont participer. Et demain dimanche, ce sera le festin!

Genève compte quelque 3000 pêcheurs amateurs munis d’un permis. Ils ont le droit de pêcher chacun 100 perches par jour. L’année dernières 10 tonnes de ces poissons ont été capturés. Plus de vingt tonnes si l’on compte les autres variétés, comme les truites, les ombles chevaliers, les brochets, les corégones et les vengerons. (TDG)

Créé: 26.08.2017, 13h40

  Nous étions également 11 bénévoles à Richelien pour 2 sessions de 17 familles. Pêche de la truite au menu….

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La voie est bientôt libre pour le saumon suisse

La Confédération a mis en place un projet pilote d’élevage pour booster les chances de retour du poisson migrateur.

Ils ont entre 1 et 2 ans, mesurent une dizaine de centimètres et portent sur leurs «épaules» de grandes attentes. Depuis l’automne dernier, 160 saumons juvéniles barbotent en toute insouciance dans un bassin d’élevage, en bordure de la rive zurichoise du Rhin. Disparu de notre pays depuis plus d’un demi-siècle, le saumon atlantique repeuplera-t-il un jour les cours d’eau suisses? La Confédération y compte bien, grâce notamment à cette installation piscicole de Dachsen (ZH).

C’est dans ce village que l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a confié au canton de Zurich le soin de mettre en place un élevage test. Deux autres cantons participent à l’expérience: Schaffhouse, à Neuhausen, et Bâle-Campagne, à Giebenach. Le but est le même. «Nous espérons savoir si des saumons élevés ici peuvent produire une qualité d’œufs satisfaisante, explique Andreas Hertig, adjoint au Service cantonal de la pêche de Zurich. Si c’est le cas, nous pourrons alors commencer à faire de la pisciculture.» Et produire un nombre plus important de poissons géniteurs qui participeront à recréer une population de saumons suisses.

«Nous espérons savoir si des saumons élevés ici peuvent produire une qualité d’œufs satisfaisante. Si c’est le cas, nous pourrons alors commencer à faire de la pisciculture»

Depuis les années 1980, des individus sont réintroduits dans les eaux courantes du nord-ouest du pays. Près de 30 000 saumons juvéniles par an sont aujourd’hui lâchés dans des zones potentielles de frai situées dans la région bâloise et en Argovie. Ils proviennent d’un élevage alsacien. «Cette source ne suffit pas, explique Lukas Bammatter, chercheur scientifique à l’OFEV. Nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur celle-ci pour recréer une population entière.»

110 d’un coup

Il y a un siècle et demi, le Rhin était considéré comme LE fleuve du saumon. Sa partie suisse ne faisait pas exception. Jusqu’au XIXe siècle, l’espèce s’épanouissait aussi dans l’Aar, la Reuss, la Limmat, la Thur, la Töss et d’autres petits affluents du Rhin, jusque dans le lac de Zurich ou celui des Quatre-Cantons. Un jour de 1764, un pêcheur a sorti 110 saumons de la Reuss, raconte un récent article du WWF. En 1956, le dernier spécimen suisse était pêché.

La pollution, la surpêche et l’essor de l’énergie hydraulique ont précipité la perte du «roi» des poissons. En Suisse, c’est avant tout la construction de centrales hydrauliques le long du Rhin qui a causé son extinction en compliquant sa migration vers la mer du Nord. Un saumon y passe une ou deux années avant de revenir dans les eaux douces de sa naissance pour se reproduire. Les poissons indigènes qui entament ce voyage finissent pour la plupart broyés dans les turbines des centrales hydrauliques ou bloqués devant des barrages en sens inverse. Les quelques spécimens pêchés ces dernières années avaient sans doute bénéficié du passage d’un bateau.

Mais la multiplication d’échelles à poissons sur les installations énergétiques est en train de libérer la voie du retour. Si bien que le saumon pourrait très prochainement se frayer un chemin jusqu’en Suisse. Trois centrales hydroélectriques françaises se dressent encore sur sa route, celles de Rhinau, de Marckolsheim et de Vogelgrün. «Cette dernière pose particulièrement problème car les ingénieurs mandatés par EDF prétendent qu’il n’est pas possible d’installer des passes à poissons. Or, selon les différents experts suisses, ce devrait être possible», affirme Pierrette Rey, porte-parole du WWF. Des pourparlers sont en cours pour permettre aux saumons indigènes d’atteindre Bâle sans entrave dès 2020.

Et la pêche?

Une fois arrivé, s’y plairont-ils? Une récente étude commanditée par l’OFEV estime que oui, notamment grâce au programme de renaturation des eaux lancé en 2012. Mais trop d’obstacles à la migration demeurent encore le long du Rhin et de ses affluents suisses pour permettre à l’espèce de prospérer dans son habitat d’antan. La loi oblige les exploitants de centrales ou barrages de les supprimer. Le rapport de l’OFEV juge réaliste un retour du saumon d’ici quinze ans.

Cela ne veut toutefois pas dire qu’on trouvera d’aussitôt du saumon suisse à la carte de restaurants du pays. L’espèce sera protégée le temps qu’elle soit à nouveau fermement réinstallée dans les eaux helvétiques. Cela pourrait prendre des décennies, voire des siècles.

(TDG)

Créé: 11.08.2017, 07h40