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Oui le barrage tue !

Des personnes s’agrippent a un ilot securitaire flottant sur le Rhone lors des journees de prevention sur la baignade dans le Rhone organisees par le departement de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA), ce samedi 22 aout 2017 a Geneve. (KEYSTONE/Anthony Anex)

Qu’on supprime encore un des rares espace pour pratiquer la pêche pour la baignade, ça peut encore passer auprès des pêcheurs même si ça fait tousser !

Mais qui de mieux placer que nous autres pour savoir que le barrage du Seujet est un véritable danger pour les baigneures et la faune piscicole qui au passage a payé un lourd tribut irréversible depuis plus de 20 ans suite à la mise en marche du barrage du Seujet.

– Disparition des frayères, entrave à la libre circulation des espèces piscicole, marnage brutale etc…..

Lors de viadange 2016, on pouvait entendre la conférence de presse des SIG et de notre conseiller d’Etat qui minimisaient l’impact de la vidange sur la faune piscicole et tout autres espèces comme les castors. On aurait pu comprendre à l’époque que Mr Barthassat ne faisait que repeter le communiquer des SIG.

Samedi dans le 20 minutes du 22/07/2017, on est vraiment en droit de se poser la question, si à lire Mr le conseiller, il connaît le Rhône un minimum ?

Extrait du 20 minutes : « Luc Barthassat, conseiller d’Etat en charge du DETA, mentionne aussi les problèmes d’hydrocution. «L’ouverture des vannes entraine un changement de température de l’eau très rapide. Peut-être faudrait-il installer des panneaux pour indiquer quand les vannes sont ouvertes ? »

Pour rappel les pêcheurs, ont demandé il y a 4 ans, une sonde de débit au barrage……

-Demain, un fonctionnaire H24eures pour tourner une pancarte toute les 5minutes ?

-Le Rhône change de température à la jonction ARVE et Rhône non pas derrière les turbines….

Nous, on rit jaune en lisant ca……

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«La noyade de dimanche a dû leur mettre la pression»

Un helicoptere et des plongeurs-sauveteurs participent a une demonstrations de sauvetage lors des journees de prevention sur la baignade dans le Rhone organisees par le departement de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA), ce samedi 22 aout 2017 a Geneve. (KEYSTONE/Anthony Anex)

Par Lucie Fehlbaum – Samedi et dimanche, pompiers, policiers et fonctionnaires investissent le sentier des Saules pour faire de la prévention.

L’hélicoptère repère le noyé et s’approche, vrombissant, de la surface du Rhône pour larguer un sauveteur en tenue de plongeur. Des passants médusés sont collés à la barrière, au bord de l’eau. «C’est impressionnant» et autres «waouw» s’élèvent de la foule, avant le cri et le bondissement général: les pales de l’hélico soulève une masse d’eau et de terre, qui retombe en plein sur les spectateurs. «L’engin des HUG va chercher le plongeur de la police au poste de la navigation avant de foncer en moins de cinq minutes repérer le nageur en détresse, explique le chef plongeur, Yan Loudoueineix.»

L’exercice, fictif, fait partie d’une série de démonstrations proposées ce week-end au sentier des Saules. La Baignade du Rhône réuni pompiers, policiers et fonctionnaires du Département de l’environnement (DETA) pour prévenir les baigneurs des dangers du fleuve et expliquer les manoeuvres de sauvetage.

«La baignade est autorisée du pont Sous-Terre à la pointe de la Jonction, explique Marceau Schroeter, directeur de la communication au DETA. Mais les lieux demeurent dangereux. » Les principaux risques sont liés au courant et aux fluctuations du niveau de l’eau. «Le barrage en amont ouvre et ferme ses vannes, sans avertir les baigneurs. Ils peuvent rapidement perdre pied.»
Luc Barthassat, conseiller d’Etat en charge du DETA, mentionne aussi les problèmes d’hydrocution. «L’ouverture des vannes entraine un changement de température de l’eau très rapide. Peut-être faudrait-il installer des panneaux pour indiquer quand les vannes sont ouvertes ?»

Inquiétude des baigneurs

Pompiers, policiers et plongeurs présentent tout le week-end les différentes opérations de sauvetage possibles. Les passants se sont notamment essayé, samedi, au lancer de bouée, dont la corde doit rester à terre au moment du jeté. «Les gens aiment voir qu’on travaille bien ensemble», a précisé le Ministre de l’environnement. Après la noyade de dimanche, qui a entrainé le décès d’un Nigérian d’une vingtaine d’années, les baigneurs se sont montrés motivés à en savoir plus sur les dangers du fleuve. «Le flyer que nous avons édité est traduit en quatre langues», a souligné Marceau Schroeter. Deux jeunes filles, discutant en espagnol, sont reparties avec leurs brochures, après quelques questions sur les fameuses bouées installées récemment au milieu de l’eau. Géraldine, jeune maman en balade, a apprécié les différents exercices de sauvetage. «Peut-être que la noyade de dimanche leur ont mis la pression? Je me baigne souvent mais j’ai toujours un peu peur. Je ne suis pas sûre de l’efficacité de ces bouées, c’est pas mal mais probablement pas suffisant. Je suis contente de voir que les sauveteurs s’entrainent.»

«Ces interventions sur le Rhône ont lieu quatre fois par semaine environ, a indiqué Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police. Même si statistiquement, ce sont plutôt les touristes qui ont des problèmes, rencontrer la population est primordial.» Pour le premier lieutenant Frédéric Jacques, des SIS, la coopération entre pompiers et policiers est essentielle. «Nous intervenons pour les personnes en détresse à moins de 3 mètres de profondeurs. Sinon, les plongeurs de la police prennent le relai. Sur chaque intervention, 12 de nos hommes sont engagés et leur équipement est adapté à l’eau vive. Que le sauvetage soit réalisé par la police ou par les pompiers, cela n’a pas d’importance: l’essentiel, c’est que la personne en danger soit hors de l’eau.»

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Journée Suisse de la Pêche (JSP) le samedi 26 août 2017

Journée Suisse de la Pêche (JSP) le samedi 26 août 2017

Madame, Monsieur, chers enfants,

La JSP est une manifesta7on qui vise à réunir les pêcheurs et le grand public autour de l’activité pêche à travers toute la Suisse. Avec la JSP, la Fédéra7on Suisse de Pêche (FSP) veut communiquer sur ses activités, transmettre une image

positive de la pêche en tant que loisir de plein air, sensibiliser le grand public à la protec7on de l’environnement aquatique et recruter de nouveaux membres. La pêche est très diversifiée, et il en ira également pour les actvités que

vont organiser les sociétés et fédéra7ons de pêche dans toute la Suisse. A Genève, le SLRP et la FSPG se sont associés afin de meFre sur pied …… deux activftés d’initiation à la pêche …

1) Pêche de la truite à l’étang de Richelien (FSPG) – activité « parent-enfant »

Lieu : 7, Route de la BâAe – 1290 Versoix – Parking sous le pont de l’autoroute. Parcours fléché (5 min. à pied) jusqu’a l’étang de Richelien. Session du matin : de 8h30 à 11h30 – Session de l’après-midi : de 13h30 à 16h30.

AWenAon : places limitées à 20 « couples » (40 personnes) par session. Description : après une ini7a7on (env. 45 min.) aux principaux domaines

concernant la pêche (matériel, espèces de poissons, environnement et règlements/permis), les couples « parent-enfant » pourront lancer leur ligne dans l’étang de Richelien qui sera repeuplé pour l’occasion de truites arc-enciel

par le Service de la pêche du SLRP. Le matériel de pêche sera mis gracieusement à disposi7on. Apporter suffisamment de boisson. Possibilité de se restaurer à midi sur place.

Permis de pêche : 5.- CHF à payer sur place Habits : en fonc7on de la météo(casquette, lunettes de soleil, imper.)

InscripAons auprès de : maxime.prevedello@fspg-ge.ch Merci de préciser :

« Etang » ainsi que les Noms-prénoms du parent et de l’enfant, session du matin ou de l’après-midi et un No de téléphone.

2) Pêche de la perche en bateau sur le lac Léman (SLRP) – acAvité « parentenfant»

Lieu : débarcadère de la Neptune – quai marchand des Eaux-Vives – Parking : Parking du Mont-Blanc. Session du matin : de 7h30 à 11h30 – Session de l’après-midi : de 13h30 à 17h30 ATTENTION : places limitées à 12 « couples » (24 personnes) par session, répar7s sur 4 grands bateaux. Les enfants doivent avoir moins de 14 ans révolus et être accompagnés d’un parent.

DescripAon : Cette activité est mise sur pied par le SLRP (Service du Lac, de la Renatura7on et de la Pêche – Etat de Genève).

Les couples « parent-enfant » seront d’abord informés brièvement (env. 30minutes) sur le matériel, les espèces de poissons, le permis de pêche et les règles de sécurité. Ils embarqueront ensuite sur des bateaux accompagnés d’un pilote et d’un pêcheur du lac. Le matériel de pêche sera mis gracieusement à disposi7on. Port du gilet de sauvetage obligatoire (fourni). Apporter suffisamment de boisson.

Permis de pêche : 5.- CHF à payer sur place Habits : en fonction de la météo (casquette, lunettes de soleil, imper.)

InscripAons auprès de : maxime.prevedello@fspg-ge.ch Merci de préciser : « Lac SLRP » ainsi que les Noms-prénoms du parent et de l’enfant, session du ma7n ou de l’après-midi et un No de téléphone.

Météo : l’ac7vité aura lieu même en cas de pluie. En cas de vent fort, l’ac7vité pourrait être annulée. En cas de météo incertaine ou de fort vent annoncé, prière d’appeler le No 1600 le ma7n même dès 6h.

Pour l’organisaAon : Maxime Prevedello (FSPG), Christophe Reymond (SLRP – DGEau – Etat de Genève)

SouAen logisAque : Dimitri Jaquet (SLRP – DGEau – Etat de Genève)

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Couleurs d’été RTS 17/07/2017

https://www.rts.ch/play/tv/couleurs-d039ete/video/ge-entretien-avec-christophe-ebener-president-de-la-federation-des-societes-de-peche-genevoises?id=8783709

Entretien avec Christophe Ebener président des sociétés de pêche genevoise

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Gestion de l’Albarine depuis 20 ans

GENEVE A PEINE 1000 PERMIS RIVIERE DELIVRER

PAS D EAU DANS LES RIVIERES

PAS DE POISSONS

BEAUCOUP D’OISEAUX PISCIVORE

CHERCHER L ERREUR

Afin de faire taire certaines rumeurs et certains comportements de mauvaise foi, je me permet de poster un coup de gueule justifié selon mes pensées.
Je vais vous parler de l’AAPPMA de l’Albarine (de St Rambert en Bugey jusqu’à la cascade de Charabotte) qui gère pas moins de 17 km de cette rivière de première catégorie ainsi que plusieurs affluents dont la Câline et la Mandrone.

Quelques chiffres :

  • 20 années de gestion patrimoniale,
  • 1 salarié à mi-temps,
  • 2000+ cartes de pêche vendues par année,
  • 360 kg hectare de poissons en moyenne,
  • 3M€ injecter dans les travaux de restauration du milieu,
  • 21M€ de travaux d’assainissements,
  • 2400 frayères comptabilisées en 2016 concernant la truite,
  • 21 hectares d’achat de terrain…

Les travaux…un mal pour un bien !

L’AAPPMA a comme objectif final, de redonner à l’Albarine son aspect le plus naturel possible, tout en améliorant la qualité d’eau, et en créant des espaces de vie, d’habitat et de reproduction, notamment pour la truite fario.
Les pêches électrique d’inventaire avant et après travaux prouvent l’efficacité des aménagements piscicoles, puisque nous pouvons constater une augmentation de plus de 70% de la biomasse totale.
Malheureusement, ceux-ci deviennent gênant pour la pratique de la pêche. Les poses récurrentes de blocs rocheux créent de multiples veines d’eau, ainsi que des caches faciles d’accès pour nos truites. Si, elles ne sont pas “dehors” il faudra aller les chercher sous les aménagements, et là…la pêche devient très technique.

Aménagements lieu dit « le Villars »

Tracé du nouveau profil à Chaley

Mise en eau à Chaley du nouveau tracé

Connaître, observer, appréhender…pêcher.

Après 11 années, tout au long de la vallée, au bord de cette rivière à suivre les travaux, guider, observer…je me suis créer un véritable réseau d’amis amoureux de l’Albarine.
Ici…, c’est déplace-toi comme une couleuvre, observe comme un héron et surtout apprendre à se déplacer dans l’eau sans faire aucun bruit (oui c’est possible).
Malheureusement certains se croient des champions de l’observation tout en marchant au bord de la rivière à la vitesse d’un TGV. Une truite sauvage ne s’aborde pas comme un poisson d’élevage. Pour ceux qui ne croisent pas l’étendard d’un ombre faites appel à guide, il vous rendra de nombreux services.
Je me rappelle certaines fois où j’ai déposé avec délicatesse une nymphe en hameçon de 20 à quelques mètres d’une truite, et que l’infime impact de celle-ci à fait fuir le poisson…Ah oui…! il paraît qu’il y règne une certaine pression de pêche.

Critiquer sans connaître.

Il est là, le mal Français. On ne connaît que quelques “oui dire” et l’on se permet de critiquer une gestion piscicole et halieutique novatrice.
Si tu vois rien…achète-toi des yeux, si tu prends rien, remet-toi en question.
L’Albarine ce n’est que du poisson sauvage, et quand vous avez des clients ou des amis qui viennent des 4 coins de la France prendre un premier contact avec celle-ci, les mots qui en ressortent sont : “c’est un truc de dingue, j’ai jamais vue autant de poissons de ma vie”.
Alors, ceux qui ne sont pas content, je vous invite à pêcher ailleurs ou essayer d’intégrer le bureau ou éventuellement prendre la Présidence de votre AAPPMA pour avoir plus de poissons que dans cette “pauvre” Albarine.
Je vous remercie d’avoir pris un peu de votre temps pour lire ces quelques lignes explicatives.

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Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse

Initiative populaire citoyenne et apolitique

Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse

La procédure pour récolter 100 000 signatures en 18 mois est en cours.

http://www.future3.ch/

L’initiative populaire a la teneur suivante:

La Constitution1 est modifiée comme suit:       

Art. 74, al. 2bis
2bis L’utilisation de tout pesticide de synthèse dans la production agricole, la transformation des produits agricoles et l’entretien du territoire est interdite. L’importation à des fins commerciales de denrées alimentaires contenant des pesticides de synthèse ou pour la production desquelles des pesticides de synthèse ont été utilisés est interdite.

Art. 197, ch. 122
12. Disposition transitoire ad art. 74, al. 2bis

1 La législation d’application afférente à l’art. 74, al. 2bis, entre en vigueur dans les dix ans à compter de l’acceptation de cette disposition par le peuple et les cantons.

2 Le Conseil fédéral édicte provisoirement les dispositions d’exécution nécessaires par voie d’ordonnance en veillant à assurer une mise en œuvre progressive de l’art. 74, al. 2bis.

3 Tant que l’art. 74, al. 2bis, n’est pas totalement mis en œuvre, le Conseil fédéral ne peut autoriser provisoirement les denrées alimentaires non transformées contenant des pesticides de synthèse ou pour la production desquelles des pesticides de synthèse ont été utilisés que si elles sont indispensables pour repousser une menace fondamentale pour les hommes ou la nature, notamment une pénurie grave ou une menace exceptionnelle pesant sur l’agriculture, la nature ou les hommes.

1 RS 101
2 La numérotation définitive de la présente disposition transitoire sera fixée par la Chancellerie fédérale après le scrutin.

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Pollution: l’impact des crèmes solaires en Suisse

Les filtres UV perturbent l’écosystème de nos lacs et rivières.

En cette saison estivale, on entend beaucoup parler de la pollution des mers et des océans à cause des filtres UV des crèmes solaires, qui mettent les coraux en péril. Pendant la baignade, les filtres chimiques se répandent en effet dans l’eau, causant des dégâts écologiques. Qu’en est-il dans les lacs et cours d’eau suisses? Selon différentes études, ces micropolluants sont aussi problématiques, car ils ont un impact sur nos poissons!

Des micropolluants relâchés dans les lacs et rivières

Chaque jour, des résidus de médicaments et des particules issues de produits de beauté atterrissent dans les cours d’eau suisses, faute de filtres suffisamment fins pour les éliminer au sein des stations d’épuration. Dans le cas des filtres UV, c’est encore plus direct: ils se retrouvent dans le lac après s’être décollés de la peau des baigneurs. Ce cocktail de micropolluants peut avoir des effets nocifs sur l’écosystème aquatique, et l’on soupçonne l’existence d’effets sur l’homme via la chaîne alimentaire.

Des poissons qui changent de sexe!

Certaines de ces substances, dont les filtres UV chimiques, s’avèrent être des perturbateurs endocriniens. Cela signifie qu’ils interfèrent avec le métabolisme hormonal des organismes aquatiques. Ces micropolluants perturbent directement la reproduction des poissons, provoquant notamment des changements de sexe. Le phénomène est observé depuis les années 1990, comme le rappelle une étude de l’université de Genève datant de 2013 sur la pollution dans le Léman.

En Suisse, ce ne sont donc pas les coraux, mais les poissons qui souffrent de la pollution par les filtres UV et les autres résidus chimiques relâchés dans la nature. Une des victimes, surveillée de près par le WWF, est la truite de rivière. «Les altérations constatées le plus souvent touchent le foie, les reins et les branchies, ainsi que les organes génitaux», déplore l’organisation environnementale dans un document sur la qualité de l’eau en Suisse. Autre effet: ces polluants inhibent la croissance des plantes aquatiques.

La solution écolo? Adopter une crème solaire bio

Les filtres UV chimiques sont donc montrés du doigt car ils perturbent l’écosystème. Leurs pendants minéraux, à base de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc, s’avèrent une solution écolo, et tout aussi efficace pour protéger la peau. Pour se baigner sans polluer, les Suisses peuvent ainsi se tourner vers des crèmes solaires bio, basées uniquement sur des filtres minéraux. A noter: les produits conventionnels mélangent souvent les deux types de filtres dans leurs formules. Une autre polémique touche cependant les filtres minéraux qui font usage de nanoparticules, car on ne connaît pas précisément leurs effets sur l’homme, sur le long terme.

Source bluewuin

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Street Fishing au lac de Divonne

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Silures: la chasse est ouverte

PÊCHE AU GROS • Des pêcheurs tracent cet espèce qui prolifère entre Chancy et Verbois avec des émetteurs acoustiques. Les données étayeront la première étude comportementale du silure en eaux genevoises.

Les silures, les nouveaux monstres qui envahissent le Rhône et le Léman, sont-ils trop prédateurs? Mangent-ils les truites, ombles chevalier, écrevisses, tanches, féras, brochets, vengerons? Pourquoi ces énormes «poissons-chats» sont-ils arrivés chez nous? Bouleversent-ils l’écosystème genevois? Doit-on les éradiquer? Sont-ils vendables, mangeables?

Caméras sous-marines

Toutes ces questions seront auscultées, à partir de début juillet, par la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) pour sa première étude comportementale du silure dans la région genevoise. Et comment va se réaliser cette étude? «Nous demandons aux pêcheurs amateurs et professionnels de nous ramener leur capture dont ils ne savent que faire, détaille Frank Cattaneo, professeur en écologie aquatique pour l’HEPIA. L’analyse de leurs contenus stomacaux nous permettront de déterminer leur régime alimentaire, et donc les proies dont ils se nourrissent.» Enfin, pour affiner l’étude et comprendre leur déplacement dans le Rhône genevois et le Léman, les silures seront pistés et chassés par les pêcheurs professionnels.

Capture professionnelle

«Concrètement, il s’agira de capturer les silures du Rhône et du Léman et de les marquer avec un émetteur acoustique», explique Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoise (FSPG). Et d’affiner. «Des caméras ont aussi été installées dans toutes les passes à poissons des barrages sur le Rhône.» Il poursuit: «Cette étude parallèle, menée par l’entreprise d’observation scientifique Corealis, société active dans les domaines de la planification énergétique et environnementale, travaillant pour les Services industriels genevois (SIG), permet de recenser les silures en recrudescence dans la région genevoise.» Pour sa part, Damien Sidler, directeur de cette entreprise précise «que cette base de données, en fonction depuis deux ans, a déjà identifié l’invasion des silures à Chancy et Verbois.»

Double traque

Pour mémoire, la recrudescence ces dernières années des espèces piscicoles d’origine non lémanique, dont le silure fait partie, a conduit, en début d’année, la Direction générale de l’eau, via le Service de la pêche, à modifier la réglementation sur la pêche en rivière. Il est désormais interdit de remettre à l’eau ces «monstres» capturés par les amateurs. Petit hic cependant, ces pièces pesant parfois jusqu’à 20 kg et mesurant plus d’un mètre, posent un sérieux problème de conditionnement. «Il nous est impossible de débiter de telles pièces et nous n’arrivons pas les vendre, admet un pêcheur du dimanche. Alors on les remet en douce dans l’eau!»

«Il n’y a pas que de gros»

De son côté, le service de la pêche tempère: «Il n’y a pas que de gros silures! s’exclame Dimitri Jaquet, chef du secteur pêche à la Direction générale de l’eau. Quant aux prises imposantes, il suffit de les transporter dans des bacs et de les manger ensuite. Car contrairement à sa mauvaise réputation de poisson vaseux, de plus en plus de cuisiniers l’apprêtent de façon originale!»

Etude Hepia soutenue par le Service cantonal de la pêche et l’Institut national de recherche agronomique à Thonon (FR).

 

Source GHI

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Les truites arc-en-ciel font leur retour dans le Rhône

Ces poissons vont enfin être réintroduits côté français, en aval de Verbois. Les pêcheurs genevois crient victoire…

Les pêcheurs genevois attendaient ça depuis plus de trente ans. Mais cette fois, ça y est. Samedi prochain, environ 350 kilos de truites arc-en-ciel vont être réintroduits dans le Rhône, côté français, en aval du barrage de Verbois. Pour les pêcheurs, c’est une victoire et un pied de nez à la législation fédérale. «Dès 1991, l’Office fédéral de l’environnement a interdit à plusieurs reprises la mise à l’eau de truites arc-en-ciel dans le Rhône urbain, déplore Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises (FSPG). Alors que le Canton l’avait expressément demandée par le biais d’une dérogation en 2010, car ce secteur du fleuve est aujourd’hui très dégradé.»

Preuve de la pauvreté en poissons de ces eaux, la truite fario, une espèce indigène, peine à s’y reproduire, malgré de coûteuses campagnes de repeuplement. Les captures de ce salmonidé dans le Rhône genevois «ont chuté de façon vertigineuse depuis la mise en service du barrage du Seujet, en 1986», constate Christophe Ebener. Les pêcheurs en «sortaient» près de 7000 par an avant cette date-là, contre à peine quelques centaines depuis le début des années 2000. «Les vidanges du Rhône en 2003, 2012 et 2016 n’ont pas aidé, poursuit le président de la FSPG. Aujourd’hui, le fleuve en aval de Verbois ressemble à un vrai désert pour les poissons les plus sensibles!»

Reste que la truite arc-en-ciel n’est pas indigène. Originaire d’Amérique du Nord, elle a été introduite dès 1887 en Suisse. Sans poser de problème aux autres espèces, assure le président de la FSPG: «Contrairement à la fario, qui préfère être proche des rives, l’arc-en-ciel est un poisson de pleine eau. Elle ne vit donc pas au même endroit que sa cousine.»

Pour les pêcheurs, la truite arc-en-ciel possède d’autres atouts. D’abord, elle ne se reproduit pas naturellement dans le Rhône – deux études genevoises l’ont démontré – donc elle ne colonise pas ces eaux au détriment d’autres espèces. Ensuite, elle se reproduit facilement en captivité et à moindre coût. Enfin, et surtout, sa pêche est «plus palpitante, car cette truite est combative», nous confiait Christophe Ebener il y a un peu plus d’un an.

Dès lors, c’est avec un plaisir évident que, samedi prochain, des membres de la FSPG vont «aider les associations de pêcheurs français à mettre à l’eau ces truites arc-en-ciel dans le Rhône français en aval de Verbois», sourit Christophe Ebener. Qui, secrètement, espère bien qu’une partie de ces salmonidés va remonter le courant jusque dans le secteur genevois du fleuve… (TDG)