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Les petits Genevois apprennent à pêcher la perche/journée Suisse de la pêche

Sur le lac, tôt ce matin, Pénélope, Gustave et Emilie ont compris comment manier la canne à pêche et ils ont adoré. Reportage

Il est 8h10 ce samedi matin lorsque quatre barges quittent la rade à la hauteur du Bateau Genève pour le milieu du lac. Dans ces grandes barques à fond plat – dévolues normalement au ramassage des algues afin qu’elles ne s’enroulent pas dans les hélices des bateaux – des familles et des enfants vêtus de leurs gilets de sauvetage. A l’occasion de la journée suisse de la pêche, ils sont venus pour tenter de capturer quelques perches. Quelques? Une heure trente après notre départ, Pénélope, 12 ans, Gustave, 9 ans et leur cousine Emilie, 8 ans, en avaient pêché 104 exactement. Et n’avaient pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Dans la brume matinale, on s’éloigne de la berge au ras de l’eau. Le spectacle est magnifique. On dépasse une famille de Grèbes huppés dont les jeunes pépient avec insistance. On observe un vol de cormorans. Plus loin, deux homme en paddle. «Ils vont finir à l’eau avec nos vagues», s’amuse Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises. Mais non. Les sportifs du matin tiennent bon. Quant au jet d’eau, il dort encore.

Les enfants préparent leur canne à pêche. Cinq hameçons et plein d’asticots bien sûr. 8h20. Effervescence sur la barge: Gustave ramène sa première prise. Mais la vaillante perchette retombe à l’eau. Sauvée! Le corrigé de ce premier exercice est donné par Dimitri Jaquet, chef du secteur pêche du DETA (Département de l’environnement, transports et agriculture). Il ne faut pas lever la canne trop haut et surtout la ramener dans la barque. La leçon porte immédiatement. La deuxième perche sera la bonne. «Je suis trop content!» s’exclame le garçon.

Au tour d’Emilie de capturer une perche. Le rythme devient de plus en plus soutenu. Les enfants pêchent parfois deux poissons d’un coup. «J’espère que j’en attraperai une aussi», se plaint Pénélope. Il lui suffit de changer de canne et le succès est au rendez-vous. Que faire avec ces poissons qui frétillent et qui glissent parfois au fond du bateau. «Après, c ‘est en arrière et crac!» explique Christophe. Ils sont énuqués. La mort est immédiate», ajoute-t-il rassurant.

Au départ, cette mise à mort ne fait pas très envie aux deux filles. Gustave, lui, s’y met rapidement et avec dextérité. «J’adore les tuer» finit-il par lâcher à la vingtième prise. Au terme de la balade, sa soeur et sa cousine s’y sont mises aussi.

On aperçoit de temps en temps un poisson qui bondit à la surface des flots. Un brochet certainement, commentent les connaisseurs.

Le capitaine de l’embarcation est un ancien bûcheron. Daniel Zuber, a fini par tomber amoureux du lac après avoir longtemps taillé et soigné les arbres des parcs genevois. Aujourd’hui, il s’intéresse surtout à la propreté du Léman. «Il y a trente ans, les algues étaient coupées n’importe comment. Maintenant, nous prenons soin de préserver les grands herbiers du fond de l’eau grâce auxquels vit la faune.»

Un wakeboard (héritier lointain du ski-nautique) passe près de la barge et provoque des remous. Deux hérons cendrés volent vers la berge. Dans le baquet en plastique, on en est maintenant à 104 perches. Il faudra encore les nettoyer, les couper et en faire des filets. Un gros travail auquel Pénélope, Gustave et Emilie vont participer. Et demain dimanche, ce sera le festin!

Genève compte quelque 3000 pêcheurs amateurs munis d’un permis. Ils ont le droit de pêcher chacun 100 perches par jour. L’année dernières 10 tonnes de ces poissons ont été capturés. Plus de vingt tonnes si l’on compte les autres variétés, comme les truites, les ombles chevaliers, les brochets, les corégones et les vengerons. (TDG)

Créé: 26.08.2017, 13h40

  Nous étions également 11 bénévoles à Richelien pour 2 sessions de 17 familles. Pêche de la truite au menu….