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Le vallon de l’Allondon, joyau vert, scintille……

Commencés en 2013, les travaux de restauration de l’Allondon se sont achevés mercredi dernier. Reportage.

Considéré comme le «poumon vert» du canton, le vallon de l’Allondon, et sa rivière du même nom, est non seulement la plus grande entité naturelle paysagère genevoise, mais représente aussi un écrin de biodiversité unique à Genève. Encore préservée des morcellements induits par l’urbanisation et les axes routiers, cette mosaïque de milieux abrite en effet 90% de la biodiversité du canton. Une excellente raison pour y accorder la meilleure attention. Dans ce contexte, l’Etat vient de terminer de restaurer une part importante de ce site.

Très apprécié des Genevois, le cours d’eau prend sa source en France, au pied du Jura, côtoie le Pays de Gex pour arriver en Suisse, se faufilant à travers les communes de Satigny, Russin et Dardagny, pour finalement terminer sa course dans le Rhône. Sur les 18 km que représente la rivière, seuls 6 km sont suisses. Mais ils ont toute leur importance.

C’est la diversité des paysages, façonnés naturellement par la rivière qui traverse des forêts, des pâturages, des prairies ou encore des vignobles, qui fait la richesse de cette zone alluviale. Elle contient notamment l’une des plus belles prairies sèches du canton, la «prairie des îles», sur laquelle se développent pas moins de 400 espèces de fleurs. Une singularité qui bénéficie, depuis 1968, d’une protection renforcée, sous la forme d’un plan de site ainsi que de réserves biologiques.

Ce petit paradis naturel pour oiseaux, insectes, poissons et plantes en tout genre est ainsi sujet à des travaux de restauration depuis une dizaine d’années. Les derniers en date, commencés en 2013, se sont donc terminés mercredi dernier. Promenade explicative avec Mathieu Comte, technicien en gestion des milieux naturels pour la Direction générale de la nature et du paysage (DGNP).

«L’objectif de ces travaux, qui n’ont duré que deux fois trois semaines, entre 2013 et 2014, afin de respecter les espèces sensibles, est de recréer au mieux la dynamique naturelle, bien que cela soit impossible à 100%. La difficulté ici est de concilier les enjeux de gestion du public et ceux de biodiversité, souligne Mathieu Comte. En effet, les gens ont besoin de points d’eau pour se baigner, pêcher ou juste se promener, mais il est aussi primordial de protéger la richesse naturelle que nous offre le Vallon.» Seule une pelle mécanique, un dumper et quatre paires de «bras» ont été utilisés pour mener à bien ces travaux.

Développement dans nos éditions papier et iPad du 16 octobre 2014(TDG)

Créé: 16.10.2014, 07h40