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Objectif pêche à Genève

Cormorans et harles énervent les pêcheurs encore et toujours…

Constat novembre 2014 :sans-titresdssdwd

Plusieurs Harles sur les frayères de l’Allondon, 40 harles tous les matins dans la réserve du barrage du Seujet, 300 cormorans à la jonction en pleine pêche. Et l’Arve combien? des dizaines de harles et de cormorans sur son parcours. Nous sommes en période de reproduction de la truite et le massacre continu……Comment peut on laisser la faible population piscicole ce faire décimer ainsi ??? Quand il s’agit des sangliers Genevois ou du loup Valaisan, on bastonne à tout va ! Et nos chères poissons ? On s’en branle!!!imagesffddd

Voici un article de la tribune de Genève de 2009 déjà ou les autorités était avertis par un constat alarment de la commission de la pêche. Cinq ans plus tard , c’est toujours les mêmes discours stériles !!! Y en a franchement marre….

Les pêcheurs sont des gens patients. Mais il y a des limites. Lors de la dernière réunion de la Commission consultative de la pêche, ils ont décidé d’écrire un courrier musclé au président du Conseil d’Etat lui demandant de prendre «sans délai, toutes mesures utiles, notamment par la chasse ou le tir, à l’encontre des oiseaux piscivores, en particulier le grand cormoran et le harle bièvre, afin de protéger la truite fario et l’ombre commun des cours d’eau genevois».

Une résolution signée par tous, y compris le représentant des Verts. Une seule opposition à ce courrier, celle de Pro ­Natura Genève: «Le ton de cette lettre n’est pas admissible. Les harles bièvres ne peuvent pas être considérés comme un fléau!» L’intervention émane de son représentant à la Sous-Commission de la faune, François Dunant, ancien président de l’association.

Prédateurs concurrents

On sait que les rivières genevoises ont grand-peine à offrir un milieu favorable aux poissons. L’Etat consacre beaucoup d’argent et d’efforts pour améliorer la situation. En même temps, la faune piscicole subit la pression des pêcheurs (bien que soumis à des restrictions sévères) et de leurs concurrents: les cormorans et les harles bièvres.

Dans un canton où la chasse est interdite et où le harle est une espèce protégée, la solution tient de la quadrature du cercle. Qui faut-il favoriser: les pêcheurs, les oiseaux ou les poissons (on parle ici surtout des salmonidés, truites et ombres)?

La colère des pêcheurs n’est pas nouvelle. «Mais la situation s’aggrave et nous attendons toujours le rapport d’enquête de l’inspecteur cantonal de la Faune, explique Christophe Hayoz, président de la Commission de la pêche. Le comptage des truites pêchées depuis l’ouverture montre une diminution inquiétante. Et les grosses sont souvent blessées par les cormorans. Un arrêté existe pour effectuer des tirs sur ces oiseaux piscivores aux embouchures des rivières, mais l’Etat ne fait rien. Il faut éradiquer ce fléau.»

Du côté de l’inspecteur de la Faune, Gottlieb Dändliker, les choses ne sont pas si simples. «Les cormorans sont des oiseaux hivernants qui ne nichent pas à Genève. Il est difficile de faire de la régulation sur des migrateurs. Certes, on peut tirer des oiseaux spécialistes, mais nous ne savons pas ce qu’ils mangent. Ne s’attaquent-ils qu’aux truites qui intéressent les pêcheurs? Est-il judicieux de les tirer en ville, quand ils passent sur le Rhône? Quant aux harles (on parle de trois, quatre familles par cours d’eau, sur la Versoix et l’Allondon), ils sont protégés. Il faudrait que les dégâts sur la faune piscivore soient avérés. Nous n’avons pas d’éléments suffisants.» Gottlieb Dändliker doit rendre un rapport.

«C’est ce que nous demandons depuis longtemps. Une étude sérieuse, affirme Christophe Hayoz. Nous allons demander des tirs pour analyser les contenus stomacaux. Notre but c’est de pouvoir laisser les poissons grandir dans nos cours d’eau. Nous ne sommes pas favorables à un tableau de chasse, mais s’il faut écarter cinq ou six couples de harles une année pour pouvoir tirer des conclusions, ce n’est pas un drame.»

Pro Natura prend position

Ça l’est un peu plus, on s’en doute, pour Pro Natura: «Une éventuelle action sur les prédateur ne doit être considérée que comme une mesure ultime.» L’association demande la publication des études demandées, une analyse de toutes les menaces qui pèsent sur les truites et les ombres (y compris pollution, crues, destruction de biotopes) et une description précise de l’évolution des populations de ces deux espèces. Elle dit «s’associer volontiers aux pêcheurs pour que soit mis sur pied un plan de gestion ­complet».

En attendant, Pro Natura demande «un arrêt de toute pêche de loisir sur des tronçons sensibles pendant plusieurs années».

Source Tribune de Genèvegg

 

Famille de harles tel que l’on peut trouver à l’Allondon et la Versoix, les dégâts sont considérable sur les ombres et les truites……no comment