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Arve: «D’autres crues record sont à craindre»

Arve: «D’autres crues record sont à craindre»

– Un rapport sur la crue de 2015 montre que Genève reste très exposée aux risques d’inondations.
– D’importants travaux de sécurisation des quais et des berges doivent être entrepris de toute urgence.
– Un comité de pilotage est appelé à travailler sur la répartition des coûts de ces travaux.

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015. SC/GIM

Pluies diluviennes et fonte des neiges dans le massif du Mont-Blanc sont à l’origine de la crue. Ponts fermés, accès aux berges interdits, bâtiments vulnérables sécurisés avec des sacs de sable, la crue record de l’Arve a mis toute la ville en état d’alerte, du 30 avril au 4 mai 2015.

«Personne n’avait anticipé un phénomène aussi fort», reconnaît sans ambages Etienne Monbaron-Jalade, chef de secteur au Service de l’écologie de l’eau à l’Etat. Son département vient d’établir un rapport très attendu sur la crue historique de l’Arve, qui a frappé Genève entre le 30 avril et le 4 mai 2015. «A quelques centimètres près, nous avons échappé à d’importantes inondations», révèle-t-il. Avant de préciser. «Le pire de nos modèles prévoyait une crue de 500 mètres cubes (m3) par seconde, on s’est retrouvé avec 900 m3 le samedi matin vers 9 heures, quasiment le double. C’est la plus grande crue depuis le début des mesures fiables de 1935. Et tout est allé très vite.»

Scénario catastrophe

Concrètement quel bilan tirez-vous? «Dans l’ensemble, la crise a été bien gérée. On ne dénombre aucune victime et les dégâts matériels sont restés localisés et de faible ampleur. C’est inespéré pour un centre-ville aussi dense», explique Etienne Monbaron-Jalade. «La collaboration entre les différents services de l’Etat, la Ville de Genève et les Services industriels (SIG), tous placés sous l’égide du Service d’incendie et de secours, a bien fonctionné. La mise en place du dispositif Osiris et la fermeture des ponts ont aussi joué un rôle crucial», analyse-t-il. Reste à savoir si une crue similaire peut se reproduire… «Oui. Statistiquement, on a plus de chances de revoir une crue centennale que de gagner au loto. C’est dire…»

Foule en danger

Dès lors, comment éviter qu’un tel scénario ne tourne à la catastrophe? «Le risque zéro n’existe pas. Mais il faut agir vite. Et d’abord rehausser et consolider les quais menacés, bâtir des murs de protection, vérifier l’état des fondations des nombreux ponts dont seul Wilsdorf s’est révélé aux normes et signaler les zones d’évacuation obligatoire en cas de crue. Nous connaissons nos points faibles: le quai Ernest-Ansermet, les zones sensibles de La Parfumerie, des centres sportifs des Vernets et de la Queue d’Arve et, en amont, le Pont de Sierne. Les premiers travaux pour sécuriser le centre-ville sont estimés à 2 millions de francs. Un comité de pilotage va travailler sur la répartition de ces coûts. A cela, il faut intégrer la mise à l’écart du tourisme de crue. Vue d’hélicoptère, la foule amassée sur les rives était très importante au pire moment de la crue. Elle peut se mettre en danger. Imaginez ce qui se serait passé en cas de vague géante où d’affaissement d’une berge ou d’un quai…»

Prévisions

D’autres points d’amélioration? «Oui. Nous pouvons progresser sur l’anticipation et notamment le système de prévision des crues. Pour cela, nous avons renforcé la collaboration transfrontalière. La plupart de nos cours d’eau sont binationaux. Il faut qu’on se parle plus et mieux avec nos voisins français tant sur la situation hydraulique que sur la météo. A l’avenir, nous devons nous attendre à toujours plus de catastrophes naturelles. Pour réduire leur impact, leur gestion doit devenir une priorité. A Genève, il faut aussi tenir compte des nouveaux risques comme l’arrivée du CEVA, la protection des aménagements temporaires ou la forte densification de nouveaux quartiers comme le PAV (Praille-Acacias-Vernets). Dernier point, nous devons améliorer la connaissance du fonctionnement de l’Arve et notamment vérifier à quel point son lit a été modifié par cette crue qui a charrié en quelques jours autant de matériaux, gravats, troncs d’arbres et enrochements qu’en six mois. Le danger, c’est qu’une crue identique à celle de 2015 conduise cette fois à un dangereux débordement.»