Geneva Street Fishing Genève pêche de rue

Objectif pêche à Genève

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Inscription nettoyage de l’Arve du 18/11/2017

Le Geneva Street Fishing organise un nettoyage des berges de l’Arve urbaine en cette année 2017. L’opération aura lieu le samedi 18 novembre 2017. Toutes les informations ci-dessous. Cet évènement est fortement soutenu par le comité directeur de la FSPG, la Commission de la Pêche et le SLRP.

FSPG Genève - Nettoyage de l'Arve urbaine le samedi 18 novembre 2017

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous présenter le nettoyage de l’Arve pour cette année 2017.

Celui-ci se déroulera le samedi 18 novembre 2017.

Quatre secteurs vous sont proposés, c’est pour cette raison qu’il est primordial de vous inscrire sur un des liens Doodle ci-dessous pour votre secteur souhaité, soit le 1,2,3 ou le 4 !

Chaque rendez-vous est prévu à 07h45 sur ledit secteur

Une pause et prévue avec un apéro-repas Burger  https://www.facebook.com/SCool-Boss-1417615721846855/  (végétarien possible) de 11h45 à 13h30 pour les participant-e-s inscrits sur le Doodle (case repas). Le lieu du repas sera à l’usine hydroélectrique de Vessy qui se trouve dans une boucle formée par l’Arve entre les ponts de Sierne et de Vessy, à l’endroit où une presqu’île divise le cours de la rivière en deux parties.

Localisation : https://www.google.ch/maps/search/tennis+club+centrale+de+vessy/@46.1789574,6.1701709,141m/data=!3m1!1e3

Ensuite reprise du nettoyage jusqu’à 17h00. En cas de météo catastrophique ou de conditions trop dangereuses (Arve en crue) nous décalerons l’opération au samedi 25 novembre, c’est pour cette raison qu’il nous faut votre adresse mail.

Merci d’avance la team GSF

Secteur 1 :  Jonction Arve et Rhône au pont des Accacias. RDV 07h45 rive gauche du pont des Accacias. Inscription nom, prénom et adresse email. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/n3ekds28u3p3hvsd

Secteur 2 : Pont des Acacias au pont de la Fontenette. Rdv 07h45 rive gauche pont de la Fontenette au début du sentier Clos de la Fonderie. Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle :  http://doodle.com/poll/xkaffvyhp726q6c4

Secteur 3 : Pont de la Fontenette au pont de Vessy. RDV 07h45 rive gauche juste amont pont de Vessy (au parking) . Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/3uip8umuxdtgg39y

Secteur 4 : Pont de Vessy à la centrale de Vessy. RDV 07h45 centrale de Vessy (au parking). Inscription nom, prénom et adresse mail : http://doodle.com/poll/drdhdbb2zq3axcrt

Vous pouvez nous poser des questions sur gvastreetfishing@gmail.com

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Les golfs accusés d’assécher l’Allondon

La rivière franco-genevoise est à sec. Si la sécheresse estivale en est la principale coupable, d’autres causes sont pointées du doigt.

En août, l’Allondon a atteint son plus faible débit jamais enregistré pour cette période de l’année. Un état de fait qui inquiète les pêcheurs de part et d’autre de ce cours d’eau franco-suisse. A tel point que la Fédération genevoise de pêche a interpellé le Conseil d’Etat à ce propos.

Golfs et centres équestres

Selon ce qu’en rapporte «Le Courrier», les responsables seraient à chercher du côté français d’après les associations de pêcheurs. «Il y a huit golfs et plusieurs centres équestres qui bordent la rivière du côté français et qui pompent de très grandes quantités d’eau dans les nappes d’accompagnement ou dans les sources des affluents de l’Allondon, et cette situation n’est pas nouvelle», dénoncent-elles.

Malgré la sécheresse qui a poussé les collectivités publiques françaises à édicter des restrictions, les pêcheurs disent avoir été témoins de pompages. D’après eux, les golfs préfèrent payer des amendes plutôt que d’arrêter l’arrosage de leurs terrains.

Quid des emplois?

Du côté des coupables désignés, on se défend en se renvoyant la balle ou en pointant du doigt l’eau utilisée pour irriguer les champs agricoles. «Cela fait vingt ans qu’il y a des problèmes d’eau dans la région et les golfs sont toujours les premiers incriminés, car notre sport est mal vu. Mais il ne faut pas oublier qu’il est important pour notre région et qu’il y génère plus d’emplois que l’agriculture», dénonce le propriétaire d’un golf du Pays de Gex cité par le quotidien.

Solution lacustre

Du côté des pêcheurs, on espère que le lac Léman pourra servir de variable d’ajustement. Une solution qui n’est pas repoussée dans l’immédiat. Un inventaire des sources disponibles est en cours. A l’avenir, il n’est pas impossible que les grosses réserves d’eau servent à pallier le déficit des plus petites sources selon le responsable de la Commission transfrontalière de l’eau.

 

Source 20 minutes

 

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Des produits polluants se sont déversés dans le Léman

Pollution aux huiles minérales dans la Chamberonne, près de Lausanne

Un affluent du lac Léman a été gravement pollué
Un affluent du lac Léman a été gravement pollué 19h30 / 1 min. / mardi à 19:30
Deux rivières, la Chamberonne et la Mèbre, ont été gravement polluées mardi matin par un « liquide noir et gluant » déversé en quantité à Chavannes-près-Renens, à proximité du site de l’Université de Lausanne.

L’alerte a été donnée peu après 10h00 par une entreprise de voirie qui oeuvrait non loin et la police est arrivée rapidement sur place pour disposer un barrage de bouées en deux endroits, afin d’éviter une propagation plus large de « l’épais liquide noir et gluant en surface du cours d’eau », a constaté la RTS sur place.

La pollution s’est propagée sur un kilomètre jusqu’au lac Léman via la Chamberonne – rivière dans laquelle se jette la Mèbre – et plusieurs animaux sont touchés, ainsi que la flore, selon plusieurs services – pompiers, garde-pêche, brigade du lac – mobilisés pour maîtriser le sinistre.

Travaux de plusieurs heures, voire plusieurs jours

Le liquide visqueux est resté en surface. « Les poissons ne semblent pas avoir été perturbés », alors que des volatiles ont été partiellement souillés et des réflexions sont en cours pour leur traitement.

Les travaux d’aspiration du produit, puis de nettoyage des berges, sont en cours et pourraient durer plusieurs heures, voire plusieurs jours, selon un communiqué de la police diffusé en fin d’après-midi.

Gilles de Diesbach/gax

Publié mardi à 18:09 Modifié mardi à 20:48

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Concerne cormoran sur les abords de l’Arve, la Versoix et l’Etang de pêche de Richelien « Que faire!? »

Bonjour à tous,

avec le retour du froid, les cormorans sont déjà visible depuis quelques jours sur tout le linéaire Genevois de l’Arve. Beaucoup d’avance par rapport aux années précédente. Ceci pose évidement un gros problème, l’Arve commence à prendre son étiage hivernale ce qui qui rend plus facile la pêche pour les oiseaux piscivores (Cormorans et Harles) sur les truites, ombres commun, chevesns, etc….Rappel l’ombre et sur la liste de rouge des espèces en voie de disparition national.

C’est également valable pour la Versoix et l’Etang de pêche de Richelien.

La DGAN anciennement DGNP, on l’autorisation de tir de régulation sur les Cormorans sur l’Arve, la Versoix, l’Etang de Richelien. Afin de leur facilité le travail et de leurs mettre un peut de pression, ils est important que les pêcheurs, les informes au quotidien de toutes les observations prisent au bord de l’eau.

-Photos avec smartphone(si possible que l’on puisse localiser le site)

-Appeler immédiatement le numéro du carnet de contrôle soit le T. +41 22 388 55 00. Attention horraire de bureau. Repeter l’appel si necessaire !

-Envoyer vos photos à l’adressee gvastreetfishing@gmail.com ou sur la messagerie Facebook de la GSF

Vous pouvez transmettre cette info à tout vos contacts pêche…

En pièce jointe photos prise le 11/09/2017 en amont du pont de St Georges.

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Navigation et activités sur le Rhône

Navigation et activités sur le Rhône

La navigation de plaisance est autorisée sur l’Arve et le Rhône genevois en aval du barrage du Seujet sauf :

  • du 1er octobre au 31 mars entre la passerelle de Chèvres et le barrage de Chancy-Pougny (zone de tranquillité hivernale de la réserve d’importance internationale)
  • une matinée (de 8h à 13h) par mois durant l’automne et l’hiver, sur l’ensemble du Rhône genevois, selon des dates annoncées préalablement par arrêté

Ces mesures visent à assurer la protection et le suivi scientifique des oiseaux d’eau hivernant sur ce site naturel  d’importance internationale listé par la Convention de Ramsar.

La navigation sur ces cours d’eau fait également l’objet de restrictions locales – notamment autour des ouvrages hydroélectriques – ou temporaires pour des raisons de sécurité, conformément à la signalétique placée sur le terrain.

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Inscription ouverte !

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Les petits Genevois apprennent à pêcher la perche/journée Suisse de la pêche

Sur le lac, tôt ce matin, Pénélope, Gustave et Emilie ont compris comment manier la canne à pêche et ils ont adoré. Reportage

Il est 8h10 ce samedi matin lorsque quatre barges quittent la rade à la hauteur du Bateau Genève pour le milieu du lac. Dans ces grandes barques à fond plat – dévolues normalement au ramassage des algues afin qu’elles ne s’enroulent pas dans les hélices des bateaux – des familles et des enfants vêtus de leurs gilets de sauvetage. A l’occasion de la journée suisse de la pêche, ils sont venus pour tenter de capturer quelques perches. Quelques? Une heure trente après notre départ, Pénélope, 12 ans, Gustave, 9 ans et leur cousine Emilie, 8 ans, en avaient pêché 104 exactement. Et n’avaient pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Dans la brume matinale, on s’éloigne de la berge au ras de l’eau. Le spectacle est magnifique. On dépasse une famille de Grèbes huppés dont les jeunes pépient avec insistance. On observe un vol de cormorans. Plus loin, deux homme en paddle. «Ils vont finir à l’eau avec nos vagues», s’amuse Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises. Mais non. Les sportifs du matin tiennent bon. Quant au jet d’eau, il dort encore.

Les enfants préparent leur canne à pêche. Cinq hameçons et plein d’asticots bien sûr. 8h20. Effervescence sur la barge: Gustave ramène sa première prise. Mais la vaillante perchette retombe à l’eau. Sauvée! Le corrigé de ce premier exercice est donné par Dimitri Jaquet, chef du secteur pêche du DETA (Département de l’environnement, transports et agriculture). Il ne faut pas lever la canne trop haut et surtout la ramener dans la barque. La leçon porte immédiatement. La deuxième perche sera la bonne. «Je suis trop content!» s’exclame le garçon.

Au tour d’Emilie de capturer une perche. Le rythme devient de plus en plus soutenu. Les enfants pêchent parfois deux poissons d’un coup. «J’espère que j’en attraperai une aussi», se plaint Pénélope. Il lui suffit de changer de canne et le succès est au rendez-vous. Que faire avec ces poissons qui frétillent et qui glissent parfois au fond du bateau. «Après, c ‘est en arrière et crac!» explique Christophe. Ils sont énuqués. La mort est immédiate», ajoute-t-il rassurant.

Au départ, cette mise à mort ne fait pas très envie aux deux filles. Gustave, lui, s’y met rapidement et avec dextérité. «J’adore les tuer» finit-il par lâcher à la vingtième prise. Au terme de la balade, sa soeur et sa cousine s’y sont mises aussi.

On aperçoit de temps en temps un poisson qui bondit à la surface des flots. Un brochet certainement, commentent les connaisseurs.

Le capitaine de l’embarcation est un ancien bûcheron. Daniel Zuber, a fini par tomber amoureux du lac après avoir longtemps taillé et soigné les arbres des parcs genevois. Aujourd’hui, il s’intéresse surtout à la propreté du Léman. «Il y a trente ans, les algues étaient coupées n’importe comment. Maintenant, nous prenons soin de préserver les grands herbiers du fond de l’eau grâce auxquels vit la faune.»

Un wakeboard (héritier lointain du ski-nautique) passe près de la barge et provoque des remous. Deux hérons cendrés volent vers la berge. Dans le baquet en plastique, on en est maintenant à 104 perches. Il faudra encore les nettoyer, les couper et en faire des filets. Un gros travail auquel Pénélope, Gustave et Emilie vont participer. Et demain dimanche, ce sera le festin!

Genève compte quelque 3000 pêcheurs amateurs munis d’un permis. Ils ont le droit de pêcher chacun 100 perches par jour. L’année dernières 10 tonnes de ces poissons ont été capturés. Plus de vingt tonnes si l’on compte les autres variétés, comme les truites, les ombles chevaliers, les brochets, les corégones et les vengerons. (TDG)

Créé: 26.08.2017, 13h40

  Nous étions également 11 bénévoles à Richelien pour 2 sessions de 17 familles. Pêche de la truite au menu….

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La voie est bientôt libre pour le saumon suisse

La Confédération a mis en place un projet pilote d’élevage pour booster les chances de retour du poisson migrateur.

Ils ont entre 1 et 2 ans, mesurent une dizaine de centimètres et portent sur leurs «épaules» de grandes attentes. Depuis l’automne dernier, 160 saumons juvéniles barbotent en toute insouciance dans un bassin d’élevage, en bordure de la rive zurichoise du Rhin. Disparu de notre pays depuis plus d’un demi-siècle, le saumon atlantique repeuplera-t-il un jour les cours d’eau suisses? La Confédération y compte bien, grâce notamment à cette installation piscicole de Dachsen (ZH).

C’est dans ce village que l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a confié au canton de Zurich le soin de mettre en place un élevage test. Deux autres cantons participent à l’expérience: Schaffhouse, à Neuhausen, et Bâle-Campagne, à Giebenach. Le but est le même. «Nous espérons savoir si des saumons élevés ici peuvent produire une qualité d’œufs satisfaisante, explique Andreas Hertig, adjoint au Service cantonal de la pêche de Zurich. Si c’est le cas, nous pourrons alors commencer à faire de la pisciculture.» Et produire un nombre plus important de poissons géniteurs qui participeront à recréer une population de saumons suisses.

«Nous espérons savoir si des saumons élevés ici peuvent produire une qualité d’œufs satisfaisante. Si c’est le cas, nous pourrons alors commencer à faire de la pisciculture»

Depuis les années 1980, des individus sont réintroduits dans les eaux courantes du nord-ouest du pays. Près de 30 000 saumons juvéniles par an sont aujourd’hui lâchés dans des zones potentielles de frai situées dans la région bâloise et en Argovie. Ils proviennent d’un élevage alsacien. «Cette source ne suffit pas, explique Lukas Bammatter, chercheur scientifique à l’OFEV. Nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur celle-ci pour recréer une population entière.»

110 d’un coup

Il y a un siècle et demi, le Rhin était considéré comme LE fleuve du saumon. Sa partie suisse ne faisait pas exception. Jusqu’au XIXe siècle, l’espèce s’épanouissait aussi dans l’Aar, la Reuss, la Limmat, la Thur, la Töss et d’autres petits affluents du Rhin, jusque dans le lac de Zurich ou celui des Quatre-Cantons. Un jour de 1764, un pêcheur a sorti 110 saumons de la Reuss, raconte un récent article du WWF. En 1956, le dernier spécimen suisse était pêché.

La pollution, la surpêche et l’essor de l’énergie hydraulique ont précipité la perte du «roi» des poissons. En Suisse, c’est avant tout la construction de centrales hydrauliques le long du Rhin qui a causé son extinction en compliquant sa migration vers la mer du Nord. Un saumon y passe une ou deux années avant de revenir dans les eaux douces de sa naissance pour se reproduire. Les poissons indigènes qui entament ce voyage finissent pour la plupart broyés dans les turbines des centrales hydrauliques ou bloqués devant des barrages en sens inverse. Les quelques spécimens pêchés ces dernières années avaient sans doute bénéficié du passage d’un bateau.

Mais la multiplication d’échelles à poissons sur les installations énergétiques est en train de libérer la voie du retour. Si bien que le saumon pourrait très prochainement se frayer un chemin jusqu’en Suisse. Trois centrales hydroélectriques françaises se dressent encore sur sa route, celles de Rhinau, de Marckolsheim et de Vogelgrün. «Cette dernière pose particulièrement problème car les ingénieurs mandatés par EDF prétendent qu’il n’est pas possible d’installer des passes à poissons. Or, selon les différents experts suisses, ce devrait être possible», affirme Pierrette Rey, porte-parole du WWF. Des pourparlers sont en cours pour permettre aux saumons indigènes d’atteindre Bâle sans entrave dès 2020.

Et la pêche?

Une fois arrivé, s’y plairont-ils? Une récente étude commanditée par l’OFEV estime que oui, notamment grâce au programme de renaturation des eaux lancé en 2012. Mais trop d’obstacles à la migration demeurent encore le long du Rhin et de ses affluents suisses pour permettre à l’espèce de prospérer dans son habitat d’antan. La loi oblige les exploitants de centrales ou barrages de les supprimer. Le rapport de l’OFEV juge réaliste un retour du saumon d’ici quinze ans.

Cela ne veut toutefois pas dire qu’on trouvera d’aussitôt du saumon suisse à la carte de restaurants du pays. L’espèce sera protégée le temps qu’elle soit à nouveau fermement réinstallée dans les eaux helvétiques. Cela pourrait prendre des décennies, voire des siècles.

(TDG)

Créé: 11.08.2017, 07h40

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«Sauvons les dernières rivières naturelles!»

Le WWF lance un appel pour protéger les 64 cours d’eau les mieux préservés de Suisse. Interview avec Lene Petersen.

Pourquoi cette liste ne comporte que 64 «perles»?
– C’est le résultat d’une recherche sur l’état des rivières. Nous avons répertorié les portions qui étaient les plus naturelles et les plus préservées de tout impact humain. Cela ne signifie pas que les autres rivières ne sont pas dignes de protection. Mais celles de la liste sont celles qui sont les plus naturelles. Par exemple parce qu’elles offrent une grande diversité en abritant des espèces qui ne trouvent plus refuge ailleurs ou parce qu’elles ont une structure et un débit naturel.

– On parle de plus en plus d’énergie hydraulique. Vous demandez à ce que les rivières soient moins exploitées. Comment associer les deux?
– C’est bien le défi qu’il nous faut relever. Dans ce cas précis, nous proposons à la protection une toute petite partie des rivières helvétiques. Nous exploitons déjà de nombreux cours d’eau, sans que nous devions encore mettre les dernières rivières naturelles sous pression. La Suisse n’est pas un pays qui surprotège son habitat naturel. A l’échelle européenne, elle fait même office de lanterne rouge. Pour certaines rivières, il est déjà trop tard mais pour celles-ci, nous pouvons encore agir.

– Justement, qu’est-ce que vous préconisez?
– D’abord, nous souhaitons qu’un inventaire soit créé. Actuellement, les habitats spécifiques comme les zones alluviales ou les marécages sont répertoriés. Nous voudrions qu’à l’avenir, les rivières soient considérées comme un ensemble. Ensuite, nous espérons pouvoir mettre en place une législation similaire à ce qui se fait dans l’Union européenne. C’est-à-dire qu’il soit interdit de laisser l’état écologique du cours d’eau se dégrader. Concrètement, cela signifie mettre en œuvre des mesures pour maintenir les rivières dans leur état actuel.

– Vous invitez aussi la population à découvrir ces endroits sauvegardés. N’avez-vous pas peur d’augmenter la fréquentation et donc d’impacter la biodiversité que vous essayez de protéger?
– C’est un risque, mais il est limité comparé à d’autres menaces. Nous préférons que les gens se rendent compte que ces lieux existent. C’est ensuite plus facile de mobiliser une population qui est déjà liée à l’endroit et de l’encourager à le protéger. Si vraiment il commençait à y avoir trop de monde, alors il faudrait développer un concept pour que chacun puisse profiter de ces endroits magnifiques et intacts dans les meilleures conditions.

Les 64 «perles de rivière» désignées par le WWF

Itinéraires de balades et informations complémentaires sur 64 Perles de rivière

Cliquer ici pour agrandir

(TDG)

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Le silure sème le trouble dans le lac Léman

Le plus gros poisson d’Europe semble avoir élu domicile dans les eaux lémaniques. Cette arrivée ravit les pêcheurs sportifs, inquiète les professionnels, effraie les baigneurs. Pour mieux connaître son mode de vie, une étude scientifique est lancée.

Silence sur le lac: un monstre rôde. Il y a quinze ans, quand les réseaux sociaux n’existaient pas, ce n’était qu’une rumeur qui se propageait de pêcheur en pêcheur. Certains baigneurs racontaient l’avoir vu dans les eaux du Rhône genevois, d’autres dans celles du lac. Les prises se sont multipliées sur les deux rives ces dernières années, dans les filets à féras et à brochets des pêcheurs professionnels. Aujourd’hui, sa présence est bel et bien avérée: le silure s’est installé durablement dans les eaux profondes du lac Léman.

Sa taille moyenne oscille entre un et deux mètres. Il accuse sur la balance un poids pouvant dépasser la centaine de kilos: le silure glane est le plus grand poisson d’Europe. Avec ses allures de gigantesque poisson-chat, la bête n’est pas très séduisante. Sa large tête plate est encadrée par six barbillons, ses yeux sont minuscules (l’animal est quasi aveugle) et son long corps flasque ondule, tel un serpent. Ce prédateur omnivore chasse à toute heure de la journée: il s’alimente de poissons tels que le sandre, le carassin ou la carpe, mais aussi de batraciens, d’écrevisses, de mollusques ou de vers de terre.

Originaire d’Europe de l’Est, l’animal a ainsi été introduit en Angleterre au XIXe siècle, en Italie au XXe siècle puis en France dès 1960. Il est très présent dans le Rhône: en octobre 2015, un silure de 2,73 mètres a été pêché en Camargue, record mondial. Pour peupler les cours d’eau d’Europe, ce poisson a su emprunter les connexions existantes entre les canaux, les fleuves et les rivières, mais il a parfois profité de l’aide de l’homme, via les lâchers clandestins pratiqués par des pêcheurs amateurs. Les silures se sont ensuite souvent acclimatés à leurs nouveaux écosystèmes: ils ont la réputation de vivre vieux, entre vingt et cinquante ans. Et donc du temps pour croître toujours davantage

Son surnom: «le mal»

A part le piranha, rarement poisson d’eau douce n’a autant nourri les légendes et l’imagination. Au XVIIIe siècle, l’abbé Bonnaterre, un célèbre naturaliste français, classe le Silurus glanis dans son Tableau encyclopédique de la nature et lui appose ce surnom terrible: «le mal». Le silure ne laisse jamais indifférent.

Une plongée dans les eaux tumultueuses de YouTube, où les vidéos de silures sont très populaires, permet de comprendre cette passion encore vivace autour de l’animal. Les luttes homériques, l’enthousiasme des pêcheurs, les cris de joie au moment de la prise…

Ces scènes font le bonheur d’une communauté qui voue au prédateur une passion dévorante, quasi une religion. Preuve de sa popularité, le silure possède ses propres fake news. En mars dernier était postée une photo sur le compte Facebook d’un jeune pêcheur genevois en mal de buzz. Cette prise datait en réalité de 2016. Les photos et vidéos truquées sont légion, comme ce silure de deux mètres soi-disant capturé l’été dernier, sur les îles de Sion. Un faux.

Lire aussi:  Le silure de Sion était un faux

Pour Maxime Prevedello, le président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises, l’arrivée du silure était inéluctable. «C’est un poisson qui a toujours été opportuniste et qui colonise tous les secteurs qui lui sont favorables.» Ce nouvel arrivant est classé comme «indésirable» par la loi sur la pêche du canton genevois. Une fois capturé, le silure ne peut pas être relâché et doit être mis à mort. «On pourrait exploiter sa capture, seulement, on n’a pas tellement l’habitude de consommer ce poisson à Genève. Le restaurant les Fourneaux du Manège à Onex offre un repas aux pêcheurs qui lui apportent un silure frais. Il le fume et c’est plutôt bon.» Alexandre Wisard est directeur du Service du lac, de la renaturation des cours d’eau et de la pêche (SLRP): «On sait relativement peu de choses sur ce poisson dans nos eaux. Jusqu’à l’année passée, les pêcheurs n’étaient pas tenus de les déclarer. On commence à peine à établir des statistiques. Ce super-prédateur va changer la donne.»

Lâchers clandestins

Pour prendre la mesure de cette colonisation, deux chercheurs de la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia) mènent depuis mai une étude pour comprendre son mode de vie dans le lac. «Avec l’aide des pêcheurs, on capture les silures et on les suit avec des marqueurs acoustiques, détaille David Grimardias, l’un des responsables. Puis on les relâche pour les suivre pendant six mois. On analyse ainsi la profondeur de l’eau, la température et la position géographique. S’il y a une mise à mort du poisson, on étudie ses contenus stomacaux pour comprendre leur régime alimentaire. On note aussi leur taille, leur poids et leur âge pour déterminer les caractéristiques de la population.» Les premiers résultats sont attendus pour fin novembre 2017.

Un silure n’a pas de dents, plutôt des espèces de râpes. Donc il ne peut pas s’agripper à un animal ou à un enfant !

David Grimardias, chercheur à l’Hepia

Le mystère autour de sa venue dans le Léman reste pour l’instant entier. En Suisse, ce prédateur était présent naturellement dans les lacs de Neuchâtel et de Morat, mais c’est une espèce exotique dans le Léman. «Soit les silures ont remonté le Rhône depuis la partie française, grâce à la construction de passes à poissons qu’ils ont utilisés pour franchir les barrages de Génissiat et de Chancy-Pougny, soit ils sont partis d’étangs privés ou publics autour du Léman. Mais c’est beaucoup plus difficile à prouver», explique Alexandre Wisard.

David Grimardias est plus catégorique: «C’est sûr et certain: le silure n’a pas pu progresser naturellement sur le Rhône pour venir jusqu’à nous. On suppose que les poissons ont été ramenés au-dessus des barrages infranchissables par des pêcheurs avides de sport. Il y a eu des relâchers sauvages dans le Rhône, le lac, ou les étangs de pêche latéraux. C’est une introduction, à 99,9%. On espère pouvoir le déterminer aisément par la génétique.»

Saura-t-il s’acclimater?

Faut-il s’inquiéter de sa venue dans les eaux du Léman? «Le silure occupe une niche écologique, un espace où il y a d’autres espèces, et on craint qu’il ne prenne toute la place, s’inquiète Maxime Prevedello. Il ne faut pas qu’il empêche les autres de se développer normalement en occupant les mêmes zones ou en mangeant les œufs et les alevins.» Nestor Molière est l’un des premiers pêcheurs à avoir aperçu un silure il y a plus de quinze ans. Cet «œil de lynx», comme le surnomment ses confrères, se ravit de cette colonisation, car pour lui la biodiversité résistera facilement face à ce carnassier: «Le silure n’est pas dangereux, car il mange de tout en chassant uniquement à l’affût. Il n’a pas de pointes de vitesse. Il ne peut pas chasser une truite, un brochet ou un gardon par exemple. Si le poisson passe devant son nez, il va l’attraper, mais s’il est à deux mètres, il ne va jamais lui courir derrière.»

Je nageais à contre-courant. J’étais donc un peu stationnaire, quand j’ai vu cette bestiole. Elle était très grande, presque autant que moi, et ne bougeait pas. On se toisait du regard

Un baigneur du RhôneDavid Grimardias s’interroge, lui, sur l’acclimatation de l’animal. «C’est un poisson très tolérant. La profondeur, la qualité de l’eau, ou la présence de sédiments, ne représentent pas un souci pour lui. En revanche, les silures ont des exigences en termes de température. Ils commencent à se reproduire à partir de 20 degrés. Des questions se posent alors sur leur capacité à se reproduire dans le Léman (ndlr: aux eaux plus froides). Est-ce que le silure va s’adapter à ces contraintes thermiques? De plus, on soupçonne des méthodes d’auto-régulation par le cannibalisme: les gros silures mangent les petits silures. Il limite sa population de lui-même.»

Le mythe du mangeur d’enfants

Reste la peur que ce poisson suscite chez les baigneurs. Aux îles de Sion en 2011, une femme a pourtant vu un bout de son maillot de bain se faire emporter par un silure. Le poisson lui a laissé une marque rouge de 20 centimètres sur le corps. Nestor Molière s’étonne: «Un silure ne peut pas attaquer quelqu’un. Sa mâchoire remonte légèrement depuis le dessous et il faudrait qu’il se tourne sur le côté pour mordre quelque chose. Il peut seulement aspirer. En plus, il n’a pas de dents.»

Les plongeurs ou les nageurs qui l’ont croisé sous l’eau le confirment, le poisson fascine davantage par sa taille que par son agressivité. Cédric, 38 ans, un habitué de la chasse sous-marine, et son ami Philippe, 36 ans, nageaient autour des bains des Pâquis, ils sont tombés nez à nez avec un spécimen. «J’ai vu ce gros truc noir de deux mètres de long tapis dans les algues», raconte Cédric. «Nous étions entourés par cinq d’entre eux. Ils étaient énormes. C’était un mini-choc», ajoute Philippe. Stéphane nageait, lui, dans le Rhône: «Je nageais à contre-courant. J’étais donc un peu stationnaire, quand j’ai vu cette bestiole. Elle était très grande, presque autant que moi, et ne bougeait pas. On se toisait du regard.»

David Grimardias rappelle lui aussi que le silure n’a pas de dents, «plutôt des espèces de râpes, donc il ne peut pas s’agripper à un animal ou à un enfant». Il poursuit: «Des baigneurs ont eu l’impression d’être attaqués, mais on sait que cette espèce défend seulement son nid. Ils sont certainement passés à côté et le silure a voulu les faire fuir. Il n’y a aucune volonté de tuer et les blessures restent superficielles», conclut-il. Les enfants peuvent donc se baigner tranquillement dans le lac. Et continuer à se faire peur….Source le Temps