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Nettoyage de l’Arve urbaine 18 novembre 2017

Le Geneva Street Fishing organise un nettoyage des berges de l’Arve urbaine en cette année 2017. L’opération aura lieu le samedi 18 novembre 2017. Toutes les informations ci-dessous. Cet évènement est fortement soutenu par le comité directeur de la FSPG, la Commission de la Pêche et le SLRP.

FSPG Genève - Nettoyage de l'Arve urbaine le samedi 18 novembre 2017

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous présenter le nettoyage de l’Arve pour cette année 2017.

Celui-ci se déroulera le samedi 18 novembre 2017.

Quatre secteurs vous sont proposés, c’est pour cette raison qu’il est primordial de vous inscrire sur un des liens Doodle ci-dessous pour votre secteur souhaité, soit le 1,2,3 ou le 4 !

Chaque rendez-vous est prévu à 07h45 sur ledit secteur

Une pause et prévue avec un apéro-repas de 11h45 à 13h30 pour les participant-e-s inscrits sur le Doodle (case repas). Le lieu du repas sera à l’usine hydroélectrique de Vessy qui se trouve dans une boucle formée par l’Arve entre les ponts de Sierne et de Vessy, à l’endroit où une presqu’île divise le cours de la rivière en deux parties.

Localisation : https://www.google.ch/maps/search/tennis+club+centrale+de+vessy/@46.1789574,6.1701709,141m/data=!3m1!1e3

Ensuite reprise du nettoyage jusqu’à 17h00. En cas de météo catastrophique ou de conditions trop dangereuses (Arve en crue) nous décalerons l’opération au samedi 25 novembre, c’est pour cette raison qu’il nous faut votre adresse mail.

Merci d’avance la team GSF

Secteur 1 :  Jonction Arve et Rhône à la passerelle Wilsdorf (RTS). RDV 07h45 rive gauche de la passerelle côté Vernets. Inscription nom, prénom et adresse email. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/n3ekds28u3p3hvsd

Secteur 2 : Pont des Acacias au pont de la Fontenette. Rdv 07h45 rive gauche pont de la Fontenette au début du sentier Clos de la Fonderie. Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle :  http://doodle.com/poll/xkaffvyhp726q6c4

Secteur 3 : Pont de la Fontenette au pont de Vessy. RDV 07h45 rive gauche juste amont pont de Vessy (au parking) . Inscription nom, prénom et adresse mail. Lien Doodle : http://doodle.com/poll/3uip8umuxdtgg39y

Secteur 4 : Pont de Vessy à la centrale de Vessy. RDV 07h45 centrale de Vessy (au parking). Inscription nom, prénom et adresse mail : http://doodle.com/poll/drdhdbb2zq3axcrt

Vous pouvez nous poser des questions sur gvastreetfishing@gmail.com

 

 

 

 

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La sécheresse provoque d’importants feux de forêts dans certains cantons

Plusieurs incendies se sont déclarés ces jours, notamment dans les cantons du Tessin et des Grisons. Le risque d’incendies est également fort en Suisse romande. Les autorités mettent en garde la population.

Le combat contre les flammes n’a plus de saison. Après avoir lutté contre un incendie en plein hiver, les pompiers du Tessin sont à nouveau à l’œuvre. Un feu de forêt s’est déclaré mardi au-dessus de Faido, en Léventine. Quatre hélicoptères sont venus appuyer les hommes du feu dans leur tâche, dont deux envoyés par l’armée. Il s’agissait surtout d’imbiber d’eau le sol asséché afin d’éviter un nouveau début d’incendie. Mercredi soir, seuls quelques foyers isolés restaient à surveiller.

Lire aussi: Après l’incendie, la Léventine doit affronter ses défis climatiques

La Suisse connaît actuellement une longue période de sécheresse. Un manque de pluie qui a provoqué d’importants feux de forêts dans différentes régions du pays. Les pompiers ont été mobilisés à Gersau dans le canton de Schwyz, à Pontresina dans les Grisons ou encore dans la forêt de Bremgarten de la ville de Berne.

Appel à la prudence

Dans l’ensemble du Tessin et dans le sud des Grisons, le danger d’incendies de forêt est fort, selon le portail des dangers naturels de la Confédération . En Suisse romande, il est marqué pour le Jura, une partie du Valais et du canton de Neuchâtel et dans celui de Vaud.

Une situation préoccupante qui oblige les cantons à mettre en garde la population. Dans le canton de Vaud, «en raison de la sécheresse des dernières semaines, l’Inspection cantonale des forêts a relevé le degré de danger d’incendie en forêt au niveau 3, marqué», indique Sébastien Lévy, responsable prévention des dangers naturels à la Direction générale de l’environnement. Le degré maximum d’alerte est de 5.

Les autorités vaudoises rappellent que les allumettes, cigarettes ou mégots doivent être éteints avant d’être jetés dans une poubelle. Les feux doivent également être allumés aux endroits dédiés. Mais si le danger augmente, des mesures restrictives pourraient être prises. «Le Département du territoire et de l’environnement pourrait décider une interdiction de faire du feu.»

Faibles pluies insuffisantes

Sur le front des précipitations, la situation n’est pas près de se détendre. «Les faibles pluies annoncées pour la fin de la semaine ne seront pas suffisantes pour améliorer la situation des sols qui resteront très secs», précise le gouvernement vaudois dans un communiqué. Selon MétéoSuisse, une perturbation est en effet attendue samedi au nord des Alpes, mais les quantités de pluie prévues ne suffiront pas à diminuer le risque d’incendie de forêt. La période du printemps est de toute façon sensible à cause d’herbes sèches qui peuvent être autant de matières combustibles, explique la Direction générale de l’environnement vaudoise.

 La situation météorologique n’est pas la seule responsable de ces incendies. L’utilisation du territoire joue également un rôle. C’est le cas notamment dans les cantons du Tessin et des Grisons, déjà touchés cet hiver par plusieurs feux de forêt. «Le retrait de l’agriculture traditionnelle laisse place à la forêt, ce qui accroît l’interface entre celle-ci et les zones liées à l’activité humaine. En fin de compte, tous les éléments étaient réunis pour assister à de tels incendies», expliquait au Temps Marco Conedera, responsable de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) à Cadenazzo dans le Tessin.

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«Les grilles d’égout ne sont pas des poubelles!»

Les communes boudent un outil qui leur est proposé pour endiguer la pollution des rivières par le biais des bouches d’égout.

Le chef de file des pêcheurs genevois en a marre! Président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises (FSPG), Christophe Ebener est excédé de voir les gens jeter tout et n’importe quoi dans les grilles d’égout. Car la grande majorité de celles-ci conduit directement aux cours d’eau et au lac, que ces rejets polluent. «L’été dernier, j’ai vu les nettoyeurs de l’école de mes filles vider leurs seaux dans la grille menant à l’Aire. Je leur ai expliqué et réexpliqué les conséquences de leur geste, en vain», raconte Christophe Ebener, d’autant plus scandalisé que l’Aire était alors particulièrement vulnérable, avec un débit très faible.

Puis le représentant des pêcheurs a entendu parler de plaquettes pour sensibiliser la population à ce problème. Faites pour être mises à côté des bouches d’égout (voir photo), elles ont été créées il y a bientôt un an par l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA). Les communes peuvent se les procurer pour 5 fr. la pièce, mais elles ne semblent pas beaucoup s’y intéresser. Jusque-là, à Genève, seules Jussy et Bellevue en ont commandé une centaine chacune. L’été dernier, toutes les communes du pays ont pourtant été informées de l’existence de ces plaquettes, mais à ce jour, elles ne sont que septante à en avoir commandé, dont dix-huit en Suisse romande. Les pêcheurs genevois ont donc pris leur bâton de pèlerin et écrit eux-mêmes aux 45 communes genevoises, sans avoir plus de succès: «Seule Onex nous a répondu», confie, déçu, Christophe Ebener.

Malgré les campagnes de sensibilisation récurrentes, une grande partie de la population n’a pas conscience que les mégots, les sacs à crottes de chien ou les produits chimiques jetés dans les grilles d’égout atterrissent directement dans les rivières et le lac. On constate régulièrement des pollutions, et parfois même des mortalités de poissons. «Les gens croient que ces grilles mènent aux stations d’épuration, déplore François Pasquini, directeur du Service de l’écologie de l’eau. C’était le cas jusque dans les années 70, mais depuis lors, on a séparé l’évacuation des eaux usées des bâtiments et celle des eaux de ruissellement, afin d’éviter de saturer les stations d’épuration dès qu’il pleut.» Aujourd’hui, plus de 80% des bouches d’égout vont dans la nature. Mais même dans les autres, il est recommandé de ne rien jeter: «Les stations d’épuration ne sont pas faites pour traiter les restes de peinture ou les huiles de vidange, explique François Pasquini. Il faut arrêter de prendre les grilles de sol pour des poubelles!»

(TDG)

Créé: 06.04.2017, 17h35

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Un arsenal gît au fond du Léman genevois

 Une entreprise privée, Hispano-Suiza, mais aussi l’armée se sont débarrassées de munitions dans le Petit-Lac. Une présence encombrante et méconnue.

Sous les flots bleus du Léman genevois se cachent des munitions. L’évocation de ces déchets très spéciaux a récemment suscité des crépitements parmi les membres du conseil consultatif mandaté pour réfléchir à la traversée du lac. Méconnue sans pour autant avoir été occultée, cette pollution remonte ainsi peu à peu à la surface du débat public.

La présence de munitions immergées figure en toutes lettres, bien qu’allusives, dans l’une des expertises réalisées au sujet du projet de traversée. Rendu en 2011, un rapport mentionne que «des objets non identifiés, qui pourraient être des munitions stabilisées dans des caisses avec du béton, (…) sont visibles sur certains profils sismiques». Le document note à deux reprises dans ses pages introductives «la présence de déchets noyés (munitions) (…) qu’il conviendra d’intégrer dans le développement du projet».

Ce détail explosif a retenu l’attention du président du conseil consultatif. «Lors d’une visite de terrain en janvier, j’ai évoqué le problème et me suis aperçu que personne n’était vraiment au courant, relate Raymond Loretan. Cet aspect n’a pas de lien direct avec le travail de notre commission qui doit trancher entre une traversée en pont ou en tunnel. Il me semble toutefois évident que si des munitions devaient se trouver sur le tracé retenu, il faudrait les déblayer. Et même si cela ne devait pas concerner la traversée, il serait peut-être judicieux d’assainir le site.»

En effet, cette pollution particulière interpelle la société bien au-delà du seul projet routier. Elle a été peu évoquée dans les médias, alors qu’un large écho a été donné depuis 2004 aux largages massifs d’armement que des lacs alémaniques ont subis. Interpellé, le Département fédéral de la défense (DDPS) confirme que, lors des recherches qu’il a fait mener en 2004, «des indices de dépôts de munitions dans le lac de Genève ont aussi été trouvés». Il précise toutefois que ces dépôts n’étaient pas de son fait, mais d’une entreprise privée, et qu’il incombe dès lors au Canton d’en répondre.

Lors de premiers contacts avec l’Etat cantonal, celui-ci renvoie à Berne, à l’Office fédéral de l’environnement. En avertissant qu’on n’en tirera rien: le thème, maîtrisé, n’est pas destiné à être divulgué. Le sujet est chaud. Personne ne voudrait qu’un malfaiteur accède à un arsenal potentiellement fonctionnel et récupérable. Pour approcher d’autres interlocuteurs, la Tribune de Genève s’est engagée à ne rien demander ni dévoiler quant au lieu exact des immersions connues. Une discrétion justifiée par d’évidents motifs de sécurité. Reste que l’intérêt public du sujet est manifeste.

L’Université investigue

Une étudiante de l’Université de Genève, Elodie Charrière, a consacré en 2014 au sujet un mémoire de 212 pages, sous la codirection de Stéphanie Girardclos, maître d’enseignement et de recherche au Département des sciences de la Terre, et du professeur Rémi Baudoui. Elle poursuit ses recherches en vue d’un doctorat. Ce mémoire restitue le contexte, consécutif à la Seconde Guerre mondiale, dans lequel ont eu lieu ces immersions dans le Léman – une pratique courante à l’époque (lire ci-contre). Il s’appuie aussi sur les archives officielles et les investigations commandées en 2004 par le DDPS.

Se fondant sur des «mémoires vivantes», cette enquête établit que Hispano-Suiza, dont l’antenne genevoise était basée à la rue de Lyon, aux Charmilles, a mandaté après-guerre, à un rythme mensuel ou bimestriel, des largages de munitions dans le lac. «Selon des témoins, des sous-traitants s’en chargeaient», précise Elodie Charrière. D’après le rapport, il s’agissait «essentiellement de calibres moyens» pour canons (de 20 à 30 mm), mais aussi de projectiles à charge creuse (pour percer des blindages), de grenades en acier, d’obus pour mortiers d’infanterie ou de têtes de missiles de défense antiaérienne. Les quantités estimées vont de 150 à 1000 tonnes, «dispersées sur une grande surface». Acheminées par camion jusqu’à la rade, les caisses lestées de béton étaient embarquées sur des «pontons motorisés» qui voguaient jusqu’à Hermance. La présence des engins est «certaine» dans une vaste zone de 11,6 kilomètres carrés au large de Cologny et Bellevue (où passerait le tracé de la traversée du lac) et de «faible probabilité» dans la deuxième zone, qui couvre 8 kilomètres carrés au large d’Anières.

Au vu et au su des autorités

«En 1962, le Département genevois des travaux publics a interdit ces immersions, indique Elodie Charrière. Cette décision a fait office d’interdiction générale. Elle répondait à une requête d’Hispano-Suiza que je n’ai pas retrouvée. Genève s’est montrée plutôt précoce dans son application des premières lois protégeant les eaux.» Les largages n’ont ainsi pas eu lieu en catimini. Quant aux archives officielles, elles ne donnent qu’une vision fragmentée du sujet. La firme qui a repris en 1970 la production militaire genevoise d’Hispano-Suiza n’a pas davantage de documentation sur ce passé.

L’interdiction officielle n’a pas empêché, à la fin des années 70, un adjudant sous-officier des forces de protection aérienne de jeter au lac, à un endroit inconnu, de 1000 à 10 000 cartouches de fusil. Selon le rapport de 2004, il s’agissait d’un stock «retenu pour des éventuels exercices de tir de quelques recrues». Nous avons questionné le DDPS: aucune trace de procédure consécutive à cet épisode n’a été retrouvée par ses historiens.

Les largages de munitions ont laissé des traces. Selon les recherches d’Elodie Charrière, on assiste à deux vagues successives de découvertes fortuites dans les fonds lacustres, au début des années 90 puis au tournant du millénaire. «Elles suscitent une enquête du Département de justice et police, rapporte la doctorante. Un premier renflouement connu a lieu en octobre 1991, portant sur six caisses qui sont acheminées à la place d’armes de Bière pour y être éliminées.» Le repêchage n’est pas systématique: il arrive qu’on abandonne les déchets, leur manipulation étant jugée trop périlleuse.

On renonce à renflouer

En 2002, alors que le thème des munitions immergées n’a pas encore surgi sur la scène nationale, le Canton demande une expertise à l’Office fédéral de l’armement (ArmaSuisse). Quelques prélèvements sont effectués dans l’eau et les sédiments de la zone 1. Conclusions? Il n’y aurait pas de risque pour l’environnement, ni de diffusion de polluants ni de trace d’explosif ou autre substance nocive. L’accumulation de vase tend à ensevelir ces déchets. Quant à un repêchage, il entraînerait des risques supérieurs au statu quo, tant pour l’écosystème lacustre que pour l’approvisionnement en eau potable. Le lac fournit 80% des besoins du canton, selon les Services industriels.

«Depuis cette expertise de 2002, on ne trouve pas de trace de surveillance ou de prise en charge plus poussée de cette thématique, relève Stéphanie Girardclos. Cette situation contraste avec celle du lac de Thoune, où ArmaSuisse est chargée d’assurer une surveillance des munitions, immergées par 200 mètres de fond. Dans le Petit-Lac, les déchets sont plus proches de la surface: la profondeur est de 20 à 40 mètres dans la première zone, de 20 à 50 mètres pour la seconde.»


Des incertitudes, voire des inquiétudes

Ne touchons à rien. Telle semble être la doctrine officielle du Canton à l’égard des munitions lacustres depuis l’expertise pratiquée il y a quinze ans. Or l’amplitude des chiffres concernant la quantité de munitions larguées et l’imprécision de leur localisation révèle une connaissance fort approximative du sujet. Suffisante pour qu’on soit rassuré?

«En l’état de mes connaissances, je n’ai pas l’impression que l’état de la situation soit entièrement connu, commente Stéphanie Girardclos. Les études menées dans le Petit-Lac n’ont pas été aussi extensives que celles qui ont été conduites, par exemple, dans le lac de Thoune. On ignore la localisation exacte et la quantité réelle des munitions qui demeurent immergées. Les investigations ont sans doute été bien menées en fonction du mandat qui avait été donné. Mais on ne peut pas se prononcer sur le danger de ces déchets sans avoir fait le tour complet de la question. La législation n’aide pas les autorités dans ce domaine: s’il y a des marches à suivre en Suisse lors de pollutions terrestres, aucune procédure n’y est formalisée pour des cas lacustres.»

Elodie Charrière cite une méthode mise au point en Norvège pour des cas d’immersions maritimes de munitions. Sa première étape? Un inventaire exhaustif des dépôts avec une localisation précise, suivi par des analyses écotoxicologiques. Ce n’est qu’une fois ce processus achevé qu’on peut évaluer les risques et décider de leur gestion.

Stéphanie Girardclos juge «sensible» le cas de la zone 1, telle qu’elle a été définie en 2004. «Le lac y est peu profond, explique-t-elle. Il y recèle de nombreuses infrastructures – gazoduc, prises d’eau, notamment potable, fibre optique – lesquelles nécessitent de fréquentes interventions de maintenance. Réaliser à cet endroit des travaux géants, comme ceux qu’impliquerait une traversée du lac, me semble en l’état déraisonnable, tant les conséquences sécuritaires et environnementales restent inconnues. Quant à un assainissement complet, s’il devait s’avérer nécessaire, il constituerait un labeur très compliqué, coûteux et dangereux. Cette affaire montre en tout cas l’évolution de notre société: ce qui était admis hier serait aujourd’hui jugé criminel.» (TDG)

Créé: 30.03.2017, 18h18

Une pratique courante

Par largage ou naufrage volontaire de navires, les immersions de munitions dans les mers et océans ont été fréquentes après la Première et surtout la Seconde Guerre mondiale, relève Elodie Charrière. Interdite depuis 1972 par une convention internationale, la pratique perdure. Des recherches touffues existent sur les mers, mais bien moins sur les lacs. La Suisse n’a pas échappé au fléau. En 1939, le Conseil fédéral interdit les exportations d’armes en avril, puis les réautorise en octobre (pour des motifs économiques) avant de les bannir à nouveau en 1944.

L’armée a sa production au cœur du pays. Des privés en fabriquent ailleurs, comme Hispano-Suiza et Tavaro à Genève. «S’étant préparée à la guerre, la Suisse a ensuite dû gérer un gros stock inutilisé», note la chercheuse. Ces surplus posent vite problème. Des dépôts de l’armée explosent en 1946 près de Lavey (VD) et en 1947 à Mitholz, dans l’Oberland bernois, faisant au total 19 morts.

En 1948, le Conseil fédéral avalise l’immersion de munitions. L’armée en a noyé 8000 tonnes dans les lacs de Thoune, de Brienz et des Quatre-Cantons. Ces faits relèvent de la responsabilité de la Confédération. En revanche, c’est aux cantons de veiller aux éventuels dépôts issus d’entreprises privées. En 2004, une investigation nationale est lancée à la suite d’une motion parlementaire.

La partie genevoise du Léman semble être la seule à avoir connu des immersions volontaires de munitions. Le Haut-Lac abrite des immersions accidentelles pouvant en contenir: un avion militaire Vampire au large du Bouveret (en grande partie récupéré) et une vedette militaire, le Brienz, au large de Vevey.

L’Etat: «Les munitions ne gênent pas»

Le Département genevois de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) assume en premier lieu la responsabilité du dossier. «La situation a déjà été évaluée il y a 15 ans, avec comme conclusion qu’il n’y a pas de risque environnemental, écrit le DETA. Cet état n’a pas changé depuis.» Et de poursuivre: «On sait où sont les munitions, elles ne gênent pas l’environnement. Si des projets impliquent de s’en approcher, des mesures spécifiques devront être établies, pour protéger l’environnement, les personnes et les ouvrages.»

En Suisse alémanique, le Département fédéral de la défense (DDPS) a convenu en 2012, d’entente avec les cantons concernés, d’une surveillance des lacs qui ont subi des immersions opérées par l’armée. Un rapport est sur le point d’être publié. Selon nos sources, les examens n’auraient pas établi l’existence d’un danger pour l’environnement.

Et à Genève? Un tel contrôle existe-t-il? «Les munitions sont situées à plusieurs dizaines de centimètres au-dessous de sédiments lacustres récents, répond le DETA. On ne va pas y creuser.» Le département précise qu’aucune découverte récente de munitions n’est survenue, à sa connaissance.

Le Département genevois de la sécurité et de l’économie (DSE) concorde. «Le DSE est informé de toute nouvelle découverte, mais rien n’a été signalé au cours des dernières années, écrit-il. Si de nouveaux éléments explosifs devaient être mis au jour, ils seraient immédiatement traités par les services compétents de la police cantonale.»

Le déminage, le Service des armes et explosifs et la police du lac sont les services concernés en cas de trouvaille. «En pareil cas, il faut évaluer s’il convient de remonter les déchets, de s’en débarrasser sur place ou de ne pas y toucher», résume Jean-Philippe Brandt, au nom de la police cantonale.

 

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Vidange du Rhône: le massacre n’a pas eu lieu

Bla bla bla bla. nous pêcheurs, on y était tout les jours au board du Rhône et oui le massacre à eu lieu !!!!

La team GSF

 

Le procédé utilisé l’an dernier pour purger le fleuve a été moins mortel pour la faune que celui de 2012.

L’ hécatombe ne s’est pas répétée: l’année passée, la purge du Rhône n’a pas fait de dizaines de milliers de morts chez les poissons, comme quatre ans auparavant. C’est ce qui ressort du bilan intermédiaire du suivi piscicole de la vidange de 2016, présenté en février aux autorités et aux associations de pêcheurs.

Contrairement à 2012 où il était complet, l’abaissement du Rhône était cette fois partiel: «Il paraît évident que cette méthode est moins néfaste, indique le docteur Franck Cattanéo, co-auteur de l’étude et professeur à la HES-SO Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia). Dans la retenue, en amont du barrage de Verbois, les principales espèces ont survécu.»Traqués au moyen d’un émetteur
Quatre espèces de poissons (barbeau, chevesne, gardon, truite) ont été suivies lors de la vidange 2016. Les individus peuvent être marqués à l’aide d’un émetteur de deux manières: soit sur le muscle dorsal, soit à l’intérieur de l’abdomen via une incision. Dans les deux cas, les poissons doivent être anesthésiés. Pour ce faire, ceux-ci sont capturés dans les passes qui équipent les barrages, puis placés dans un bac contenant un anesthésiant. Là, ils sont équipés de leur puce. Celle-ci permet un suivi qui peut aller de 160 à plus de 400 jours. 

Assez d’eau dans la retenue

Alors qu’en 2012, le peuplement piscicole en amont avait été divisée par quatre après l’opération, là aucune différence n’a été notée: «Il y avait assez d’eau pour que les poissons survivent», note le scientifique, qui précise disposer d’une estimation et non de chiffres à l’unité. En aval, «les poissons se sont déplacés, mais il y a eu très peu de mortalité en comparaison avec l’opération précédente, relève-t-il. On peut dire que c’est une amélioration sensible de la méthode d’abaissement.»

Le rapport final du suivi piscicole sera présenté en mai. De leur côté, les pêcheurs genevois ont un sentiment mitigé, explique Maxime Prevedello, président de la Commission de la pêche: «On peut faire mieux, mais évidemment il y a une limite à l’exercice, dit-il. Il vaut mieux un abaissement maîtrisé qu’une vidange catastrophique.»

 

Léonard Boissonnas / 20 minutes

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Suivez la ligne grise et dès 1995 la mise en service du barrage du Seujet !!!

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Reportage RTS du samedi 11/03/2017 au TJ 12h45

Nous avions pris rendez vous avec la RTS pour dénoncer les dégat irréverssible du barrage du Seujet sur la faune piscicole du Rhône. Parler de l’inquiétude des oiseaux piscivore qui ont exploser sur le canton de GE et partout en Europe !

Visiblement le sujet dérange à tout les niveaux ! Résultat une matinée de mobilisation le jour de l’ouverture de la pêche Française pour un résultat mitigé…A vous de voir.

GE: les pêcheurs se désolent de la raréfaction des poissons

https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/ge-les-pecheurs-se-desolent-de-la-rarefaction-des-poissons?id=8453844

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Pourquoi le nombre de pêcheurs en rivière stagne malgré les incitations

C’est quand même fou qu’ils ne parlent pas de la problématique du barage du Seujet qui nous a tuer le Rhône depuis 1996. Une seule ligne sur les cormorans et le harles qui nous bouffent tout !!!!! Un article de haute voltige…..Steve Bel

On a simplifié les démarches administratives pour rendre la pêche plus attractive. En vain?

Malgré tout ce qui est fait pour l’encourager, la pêche attire beaucoup moins de monde qu’autrefois. Alors que la saison de la pêche en rivière s’est ouverte samedi dernier, à l’Etat, on espère que les récents efforts consentis afin de soutenir ce loisir feront mouche.

Le nombre de permis de pêche en rivière délivrés chaque année a été divisé par trois ou quatre depuis les années 70. Depuis plus de dix ans, ce nombre stagne à environ mille permis par an (contre 1500 à 1700 pour la pêche dans le lac et un peu plus de 200 pour les étangs). Les démarches administratives sont cependant simplifiées depuis le début de l’année. Il existe désormais un guichet unique (5, rue David-Dufour, 7e étage, de 9 h à 12 h en semaine) . De plus, la législation concernant les espèces autorisées à la pêche dans le lac et les différents cours d’eau, les périodes de protection ou les tailles minimales, est désormais réunie en un seul règlement. Auparavant, ces dispositions étaient dispersées dans toute une série d’arrêtés. «Il n’y a plus besoin d’aller à la pêche accompagné de son avocat!» rigole Alexandre Wisard, directeur du Service du lac, de la renaturation des cours d’eau et de la pêche (SLRP).

Des pêcheurs découragés

Mais ces mesures visant à rendre la pêche plus attractive sont peut-être contrebalancées par un autre changement récent, émanant de la Confédération: depuis 2015, il est obligatoire de suivre un cours théorique et pratique d’une demi-journée afin d’obtenir le brevet de pêche. Son prix — 90 fr. — vient s’ajouter aux 80 fr. du permis annuel. De quoi décourager certaines velléités? Alexandre Wisard le pense: «Les gens qui pratiquent la pêche depuis trente ou quarante ans ne comprennent pas pourquoi ils devraient tout d’un coup apprendre à pêcher.»

Un autre facteur pourrait expliquer la baisse du nombre de pêcheurs amateurs, que l’on observe dans tous les cantons ainsi qu’en France voisine: il est devenu plus difficile d’attraper du poisson. «La qualité de l’eau des rivières s’est dégradée et le réchauffement climatique a aussi un effet négatif sur les populations de poissons», explique Dimitri Jaquet, responsable du secteur pêche au SLRP.

En outre, dans les années 70, on relâchait jusqu’à douze tonnes de poissons de mesure dans les cours d’eau genevois, alors qu’aujourd’hui, on se limite à trois tonnes. Ces poissons adultes voués à être capturés — contrairement aux alevins destinés au repeuplement — sont censés susciter de nouvelles vocations: «Si on veut motiver les pêcheurs débutants, il faut qu’ils puissent attraper du poisson sans trop de peine», justifie Dimitri Jaquet.

Efforts trop coûteux?

Cela a un coût, que la vente des permis ne couvre pas. La Fédération des sociétés de pêche genevoises (FSPG) relève dans son bulletin que le lâcher de truites arc-en-ciel dans les étangs de pêche coûte plus de 38 000 fr. par an, alors que la vente des permis pour étang a rapporté seulement 16 000 fr. en 2016. Quant aux poissons de mesure relâchés dans les rivières, seuls 30% finissent dans les besaces des pêcheurs. Les autres s’évanouissent dans la nature, ou sont mangés par les oiseaux piscivores comme le cormoran et le harle bièvre. Pourtant, Alexandre Wisard juge que cela en vaut la peine: «La pêche s’inscrit dans le développement durable. Toutes les actions de renaturation des cours d’eau sont parties des pêcheurs.»

(TDG)

Créé: 08.03.2017, 19h17

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«Il y a plus de pêcheurs aujourd’hui que de poissons»

Ouverture de la peche, ce samedi 4 mars marque l’ouverture officielle de la pêche dans les cours d’eau du canton de Genève. Visite obligée sur les bords urbains du Rhône.

 

Alors ? Alors, rien. Il ne manque à ce trentenaire taiseux, portant casquette et lunettes noires de rappeur, que les écouteurs sur les oreilles pour ressembler au footeux starisé qui descend du car avant de rejoindre les vestiaires. On insiste : « Vraiment rien ? » Réponse fuyante et définitive : « Il y a plus de pêcheurs aujourd’hui que de poissons… »

Ce samedi, c’est le premier week-end de mars et l’on fête, comme le veut le calendrier, cette ouverture-là avant celle du Salon de l’auto. Ambiance studieuse au bord du Rhône. Rive gauche, en aval et en amont du pont Sous-Terre. Un spot urbain servant d’indicateur en termes de fréquentation et de premières touches comptabilisées. Au même endroit, il y a quelques semaines, les secouristes ont repêché un baigneur contrarié à la démarche apéritive. Les silhouettes de l’aube, une bonne trentaine, réparties tous les 5 mètres, sont droites et bien dans leurs bottes.

La matinée qui s’étire en regardant le ciel s’assombrir n’a rien d’une pêche miraculeuse. Commentaire d’un connaisseur, en train de plonger les doigts dans sa boîte à hameçons: «Les plus jeunes arrivent remplis d’illusion en se disant au réveil qu’ils vont participer à un festival la canne à la main. A midi, ils repartent bredouilles. Nombre d’entre eux, on ne les revoit plus de la saison. La pêche est une discipline de patience et d’abnégation. Le premier jour permet de faire le tri entre les vrais et les faux pêcheurs. »

Le vrai est aux affaires sur la rive en face, en remontant le quai du Seujet. A cet endroit, comme sur les ponts, seul le «cadre» est autorisé. On se souvient que cette technique typiquement genevoise a été inventée il y a plus d’un siècle à partir des armatures en bois enchâssant les ardoises utilisées par les écoliers lors de leurs sorties buissonnières au bord du lac.

L’homme au poignet souple, vieux routier de la pêche au cadre n’a pas mis son réveil à l’aube. «A quoi bon se lever avant le jour. Regardez, il est 10h, je suis là depuis 20 minutes à peine et je touche déjà.» Au bout de son hameçon en fer, une jolie fario de 28 cm. Commentaire : «Elle ne vient pas du lac comme à la belle époque. C’est une truite de remise, alvinée en pisciculture. La pollution et les oiseaux sont les deux ennemis du poisson; cela se dégrade d’année en année.»

Au même moment, du côté de l’étang de Richelien sur la commune de Versoix, les échanges officiels se font sur un mode moins déceptif. On relit le communiqué envoyé la veille par le Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture. Citation : «L’Etat continue à mener à bien des actions pour l’amélioration de la vie et la reproduction des poissons. Le ruisseau de Pralie, petit affluent de l’Allondon, sera réaménagé pour l’habitat et la reproduction naturelle de la truite fario. Les actions de repeuplement en truitelles continuent. En 2016, 30 000 alevins de truites ont été répartis dans l’Allondon. Des opérations qui seront reconduites dans plusieurs rivières du canton pour les trois prochaines années.»

Et les écrevisses dans tout ça ? Bonne question. Elles n’ont pas été oubliées. «C’est la grande nouveauté de 2017, précise le même communiqué: la pêche à l’écrevisse américaine est autorisée dans l’Arve, le Rhône, la Drize et la Seymaz, à l’instar du lac Léman dans lequel elle est pratiquée depuis plus de dix ans.» Les lieux les plus prisés de ces pêcheurs-là ne sautent pas aux yeux. Ils manient la nasse et la balance à écrevisse ailleurs que sur les rives qui ramènent au centre-ville. Il faudra revenir et aller à leur contact avec des chaussures moins citadines. (TDG)

Créé: 04.03.2017, 14h47

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Ouverture de la pêche 2017

Le Geneva Street Fishing vous souhaite à tous une belle ouverture ce samedi 4 mars à

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