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Les piscines privées polluent la Drize en été

 Des produits chimiques se sont déversés plusieurs fois dans la rivière cet été. Beaucoup de poissons n’y ont pas survécu.topelement

 

La régularité des incidents inquiète les amateurs de pêche et l’Etat. Depuis la fin du mois de mai, la Drize a été polluée à trois reprises dans la région de Troinex. Cela s’est produit deux fois tout près de la frontière: le 28 mai, plus de cent truites et truitelles ont été retrouvées mortes en aval d’un exutoire d’eaux de ruissellement en provenance de la France, et le 17 juillet, le bilan était d’une trentaine de poissons tués. La dernière pollution en date s’est produite le 3 août vers le village de Troinex. Elle n’a pas fait de victimes.

Vidanges illégales

Les incidents ont été signalés par de jeunes pêcheurs et par des riverains. On soupçonne fortement des propriétaires de piscine d’en être à l’origine. Au lieu de vidanger leur bassin dans les canalisations d’eaux usées, comme l’exige la loi, certains auraient tendance à le faire dans celles d’eaux pluviales. Or ces dernières aboutissent directement dans les cours d’eau sans être traitées, et avec elles les produits chimiques utilisés pour l’entretien des piscines, tels que chlore, désinfectants et algicides, qui sont toxiques pour la faune et la flore aquatiques.

Ce sont en particulier les piscines saisonnières, gonflables, autoportantes ou à structure tubulaire, qui sont mises en cause: «En général, pour construire un bassin en dur, on mandate une entreprise qui connaît la loi et pose un conduit d’écoulement adéquat, mais c’est rarement le cas avec les piscines démontables qu’on peut installer soi-même pour quelques centaines, voire quelques dizaines de francs», déplore Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises (FSPG) et membre de la Commission de la pêche.

Ces pollutions à répétition sont d’autant plus dommageables que la Drize est déjà un cours d’eau très fragilisé en été, surtout cette année où les précipitations ont été faibles: «C’est l’une des rivières du canton qui arrive le plus facilement en étiage (ndlr: très bas débit), alors ces pollutions successives à quelques semaines d’intervalle sont particulièrement néfastes pour l’équilibre des populations animales et de la végétation», explique, à l’Etat, Gilles Mulhauser, le patron de la Direction générale de l’eau.

Pollueurs non identifiés

Les pollueurs sont passibles d’amendes pouvant aller jusqu’à 60 000 francs et s’exposent à des poursuites pénales ou administratives, mais ils sont rarement identifiés. Le temps que l’alerte soit donnée et que les spécialistes de l’Etat soient sur place, la vague de pollution est souvent déjà passée: «Les prélèvements d’eau n’ont pas permis d’incriminer à coup sûr un produit précis ayant causé la mort et de remonter à la source exacte de la pollution, regrette Gilles Mulhauser. Une partie des poissons décédés a été collectée pour analyse, mais là aussi il est très difficile d’en tirer des conclusions. On soupçonne les algicides, parce qu’ils affectent les organes digestifs des poissons.»

La présence de nombreuses piscines privées dans les alentours et le fait que ces incidents se multiplient en été sont aussi des indices. «Nous nous coordonnons avec nos partenaires français, les communes et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) pour essayer de déterminer ensemble l’origine des pollutions.»

Christophe Ebener souhaiterait que l’Etat fasse davantage de prévention: «Il n’y a presque pas d’actions de sensibilisation, alors que le nombre de piscines démontables explose!» Gilles Mulhauser assure cependant que l’Etat ne reste pas inactif: «Depuis plusieurs années, nous avons lancé des alertes par Internet et sur les réseaux sociaux.» Un communiqué a d’ailleurs été publié au mois de juillet pour rappeler leurs devoirs aux propriétaires de piscine. «Nous devons répéter le message, parce que la plupart des pollueurs pèchent sans doute par ignorance plus que par malveillance.»

(TDG)(Créé: 18.08.2016, 17h27

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Nettoyage du Rhône 3/09/2016

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Pour la 3e année consécutive, notre association la Geneva Street Fishing (GSF) organise son action de nettoyage du Rhône urbain entre le Pont du Mont-Blanc et le Pont-sous-Terre le samedi 3 septembre 2016.

Les 2 premières éditions ont rencontré un beau succès car elles ont permis de retirer chaque année environ 25m3 de déchets (env. 2 tonnes de détritus) en une matinée. Pour chaque édition, c’est une quarantaine de bénévoles issus de diverses associations et le Geneva Street Fishing (société faîtière),   la Direction Générale de la Nature et du Paysage (DGNP) et des Services Industriels de Genève (SIG) qui ont participé, ainsi que la voirie de la Ville de Genève qui nous a offert son appui logistique avec des bennes et leur transport.

Cette journée a de plus eu une belle couverture médiatique puisque la Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/rhone-refait-beaute-ville/story/24252241), la RTS (http://www.rts.ch/video/info/journal-12h45/#/video/info/journal-12h45/5636063-ge-une-operation-nettoyage-du-rhone-est-lancee-avant-l-ouverture-de-la-peche.html) et Léman bleu (http://www.lemanbleu.ch/vod/le-journal-24022014  à 16 minutes 50) ont parlé de cet événement. Cette action a rencontré de plus un écho agréable au sein de la population car de nombreuses personnes nous ont contactés pour participer à une prochaine action de ce type.IMG_6661

Comme la qualité et la propreté de nos cours d’eau, nous tiennent à cœur en tant que pêcheurs nous sommes conscients de l’importance de leur sauvegarde des cours d’eaux. De ce fait, nous avons décidé de reconduire cette action en 2016. Cette fois en septembre, afin que les conditions météorologiques, nous soient plus clémentes que lors des 2 éditions précédentes, qui s’étaient déroulées en février avant l’ouverture de la pêche en rivière. Cette édition sera de plus organisée en collaboration avec la toute nouvelle Fédération des Sociétés de Pêche Genevoises (FGSP) et des stands et animations sont prévus en parallèle de cette action de nettoyage.

Dans cette optique, nous souhaitons vous demander si vous êtes intéressé par une collaboration logistique comme celles réalisées, lors des précédentes éditions. Nous nous tenons bien entendu à votre disposition en cas de questions et renseignements et serions honorés de vous rencontrer pour discuter de ce projet avec vous.

Nous vous souhaitons une excellente journée et vous prions de bien vouloir agréer l’expression de nos meilleures salutations.

merci de t’inscrire au lien doodle ci-dessous.

La banque LGT, nous offres un lunch pour le matin. Ils nous faut savoir, les personnes présentes ainsi que pour l’organiation.

Exemple : NOM ET PRENOM AINSI QUE TON APPARTENANCE MÊME SI PAS PÊCHEUR:      EXP : Bel Steve/Geneva street fishing

INSCRIPTION :  http://doodle.com/poll/kv8upwsw82eyks7b

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Pour la Geneva Street Fishing

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Silure Glane

Encore appelé silure glane, nom commun dérivé du nom scientifique Silurus glanis, ce gigantesque poisson, le plus grand des eaux , suscite de véritables passions chez le pêcheur sportif, et parfois la crainte du grand public.

Comment reconnaître le silure ?imagetzztztz

Description
Il faut l’admettre, le silure n’est pas vraiment beau avec son corps allongé un peu mou, et sa tête large munie de barbillons et d’yeux minuscules. Ce sont des caractéristiques fréquentes chez les espèces de l’ordre des siluriformes mais le silure a poussé au maximum l’adaptation à la vie sur le fond dans les milieux turbides.

Ses six barbillons, deux très longs sur la mâchoire supérieure et quatre mentonniers, sont des organes tactiles. Ils possèdent également des bourgeons olfactifs qui lui permettent de « goûter » l’eau et le substrat. Rappelons que dans l’eau, l’odorat et le goût correspondent au même sens. La tête est munie d’une large bouche et armée de dents formant une râpe.

Le corps du silure présente un abdomen court mais la région caudale est élancée et flexible. Elle est munie d’une très longue nageoire anale, alors que la nageoire caudale est réduite. Cette anatomie est fréquente chez les espèces à nage ondulée vivant près du fond.
La robe, sans écailles, est brunâtre à verdâtre avec de nombreuses marbrures plus foncées. Son ventre est clair, il varie du jaune au blanc. Il existe également des spécimens albinos, jaune ou jaune-orangé.
On notera également la toute petite nageoire dorsale, et les pectorales bien développées, munies d’un premier rayon renforcé.

Taille et poids
Le silure recensé le plus lourd pesait 306 kg. L’origine de cette information est douteuse car elle n’est pas associée à une identification fiable de l’animal. Néanmoins, on sait que ce poisson atteint avec aisance les 100 kg, des poids de 150 kg pouvant être atteints dans toutes les eaux disposant d’une nourriture suffisante.rettt

On trouve des poids plus importants dans la littérature, mais il s’agit de confusions avec d’autres poissons. Par exemple, des poids de 500 kg, cités par certains auteurs et répandus dans des ouvrages et sur Internet, proviennent d’une confusion avec des prises de belugas, le plus grand des esturgeons.

On estime que la taille maximale se situe autour de 3 m, même si là encore, les références sont peu fiables. De nombreux silures dépassant les 2,50 m ont cependant été capturés.

Longévité
Il peut vivre 80 ans, mais il atteint une belle taille bien avant cet âge record. Un silure, à 20 ans, peut dépasser les 2 m et les 100 kg autour de 30 ans.

Le silure et ses cousins

Tout d’abord, il faut faire une mise au point sur le terme « poisson-chat« .
Au sens large, il désigne l’intégralité des espèces de l’ordre des siluriformes, c’est-à-dire tous les poissons munis de « moustaches », en fait des barbillons tactiles et olfactifs.
Au sens strict, il s’agit de l’espèce introduite en France, Ameiurus melas, un cousin du silure qui a mauvaise réputation pour sa tendance à proliférer et à éliminer les autres espèces de son environnement.

Il existe 34 familles de siluriformes, dans toutes les eaux douces du monde, et on compte même des espèces marines, bien que l’origine du groupe soit dulçaquicole, et probablement asiatique.Parmi les plus connues, on compte :

  • les Ictaluridés (la famille du poisson-chat, Ameiurus melas) ;
  • les Bagridés (en Afrique et Asie) ;
  • les Ariidés (poissons-chat marins) ;
  • les Pimélodidés (les grandes espèces sud-américaines comme la pirarara et le caparari) ;
  • les Pangasiidés (énormes espèces asiatiques) ;
  • les Clariidés (avec certaines grandes espèces africaines, comme le vundu) ;
  • les Siluridés, la famille du silure.

Dans l’ensemble, on compte de nombreuses espèces gigantesques dans cet ordre, le silure partageant ses caractéristiques de poids et de taille avec la piraiba, Siluriforme sud-américain, et le silure du Mékong, un Pangasiidé d’Asie du sud-Est.sans-titre

Particularités

Tous les siluriformes présentent un appareil de Weber (une série d’éléments osseux placés à l’arrière du crâne). Il s’agit d’une transformation des toutes premières vertèbres ainsi que des côtes, des arcs neuraux et des supra-neuraux associés à ces vertèbres.
Des ligaments connectent la vessie natatoire aux os de l’appareil de Weber. Lorsque la vessie vibre, tous les os vibrent de proche en proche.
L’élément osseux le plus proche du crâne, le scaphium, transmet le son à l’oreille interne par l’intermédiaire d’un sinus, le sinus impar. Tous ces poissons ont donc une perception accrue des sons et vibrations de toute sorte, ce qui leur offre un avantage pour la vie dans les eaux turbides.Les siluriformes existent depuis très longtemps puisque les plus anciens fossiles sont datés du Crétacé supérieur (environ – 80 millions d’années). Mais leur origine est certainement beaucoup plus ancienne. On en trouve en effet sur tous les continents (y compris des espèces fossiles en Antarctique). Cela signifie que le groupe était déjà bien établi avant la séparation des continents, repoussant l’âge de son apparition à plus de 100 millions d’années.En ce qui concerne le plus ancien représentant fossile de la famille des Siluridés, il s’agit d’une découverte récente mise à jour au japon. Il est âgé de 16 millions d’années.

Ethologie du silure

Alimentation
Le silure consomme une très vaste gamme de proies. Les observations des contenus stomacaux réalisés par les scientifiques sont conformes à celles effectuées par les pêcheurs : poissons, larves d’insectes, écrevisses, petits mammifères, oiseaux d’eau. En France, parmi les proies les plus fréquentes, on recense notamment les Cyprinidés comme le brème, la tanche, le carassin ou encore la carpe. Il adore également le sandre, mais plus simplement, il attaque presque tout ce qui passe à portée. Si l’on considère qu’un grand spécimen peut engloutir un ragondin, il est évident qu’un chien de petite taille ne lui fera pas peur non plus.

Activité
C’est un poisson dulçaquicole (qui vit dans l’eau douce), bien qu’il entre à l’occasion dans les milieux saumâtres, notamment dans la mer Baltique et la mer Noire. Il peut se nourrir à n’importe quelle heure, mais son activité est clairement maximale durant la nuit et au crépuscule.

Reproduction
Le silure se reproduit dans des ébats parfois bruyants, à proximité des obstacles, par exemple les bois morts, où il aime déposer ses oeufs. La femelle pond autour de 25 000 oeufs par kilos de son poids.
La maturité sexuelle intervient à l’âge de deux ans, pour un poids de 4 à 5 kilos. C’est entre mai et juillet, selon les régions, que le silure se reproduit, l’animal ayant besoin d’une température supérieure à 20 degrés pour la maturation des gonades.
Les oeufs du silure sont agglomérés par du mucus, et seront fixés sur un obstacle, puis gardés précautionneusement par le mâle. Quelques jours suffisent pour que les oeufs éclosent.

Carte d’identité du silureimages

Classe: ostéichtyens (les poissons osseux)
Ordre : siluriformes
Famille : siluridés
Nom : Silurus glanis

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Les poissons s’attrapent aussi au cœur des villes

Les pêcheurs urbains, jeunes et mobiles, courent d’un pont à l’autre à l’affût d’une grosse prise.

Jean, baskets, petit sac à dos. Rien, a priori, ne différencie Steve Bel, 38 ans, et Kevin Held, 17 ans, de citadins en balade dans les rues genevoises. A l’exception qu’ils peuvent taquiner le brochet, la truite ou le barbeau dès qu’il leur en prend l’envie. Et ils ne s’en privent pas, que ce soit à leur pause-déjeuner ou en sortant du travail. Les deux Genevois sont des street fishers, soit des pêcheurs urbains.topelement

Le mouvement, initié aux Etats-Unis et au Japon, a gagné l’Europe il y a dix ans avant de prendre de l’ampleur. Les rivières et fleuves de Paris, de Strasbourg ou d’Amsterdam attirent désormais une nouvelle vague de passionnés de pêche, plus jeunes, plus mobiles et plus citadins, fiers de poster une photo de leur prise sur les réseaux sociaux. En Suisse romande, c’est la cité du bout du lac qui offre le meilleur environnement pour une telle pratique.

«La pêche en ville a toujours existé mais l’évolution technologique du matériel a rajeuni les adeptes et redonné un nouveau souffle à ce sport»

Steve Bel, fondateur de l’association Geneva Street Fishing, qui réunit une quarantaine de membres depuis trois ans, retrouve ses camarades de pêche sur le pont de la Machine devant le bâtiment de la Cité du Temps planté au milieu du Rhône. «La pêche en ville a toujours existé mais l’évolution technologique du matériel, en particulier des leurres, a rajeuni les adeptes et redonné un nouveau souffle à ce sport, explique-t-il.

Tout rentre dans le sac à dos. Il y a ceux qui préfèrent aller au fitness entre midi et deux. Notre plaisir à nous est de marcher d’un pont à l’autre pour pêcher.» Ce jour-là, ils sont cinq à taquiner le poisson sous le soleil de fin de journée. Le courant est fort, les prises difficiles. «Cette activité plaît aux trentenaires qui renouent avec le hobby de leur enfance. C’est convivial. On prend l’apéro en route et on se raconte notre journée en attendant que ça morde.»

Pour Ludovic Cramatte, 38 ans, la pêche urbaine est «totalement addictive depuis dix ans. Contrairement aux cueilleurs de champignons, on partage volontiers les endroits où la pêche est bonne», plaisante-t-il. Autre avantage: ni bateau ni voiture ne sont nécessaires; seul un permis de pêche en rivières est obligatoire.

Particularité genevoise, la pêche au centre-ville se pratique principalement au cadre, une technique vieille d’un siècle inventée par les élèves pendant l’école buissonnière. Ils utilisaient alors l’armature en bois qui encerclait leur ardoise. Quelques endroits acceptent toutefois la canne à pêche traditionnelle, à l’instar de la promenade des Lavandières, à cinq minutes de marche du point de ralliement du jour des street fishers.

Dans leur sac à dos, chacun conserve, bien rangés dans une boîte, ses appâts artificiels. Les leurres attrapent toujours les pêcheurs avant le poisson, lancent-ils en chœur. «Pour certains, l’achat peut être compulsif», reconnaît Steve Bel qui en possède plusieurs centaines. Couleurs, formes; les modèles se déclinent à l’infini (lire ci-contre).

Une bonne dose… d’adrénaline

«Nous avons un très bel espace de pêche avec beaucoup de variétés de poissons, reconnaît Ludovic Cramatte en lançant son fil de nylon depuis le quai des Moulins, où il vient d’apercevoir un barbeau. Ce n’est pas très bon à manger mais c’est rigolo à pêcher.»

Brochet, silure, truite ou encore perche: chacun rêve secrètement d’attraper le plus gros de son espèce. «On n’est jamais à l’abri de tomber sur le poisson de sa vie. Au bout de la ligne, il y a toujours une bonne dose d’adrénaline.»

Des truites de plus de 3 kilos, des brochets de plus de 1 mètre: les street fishers immortalisent leurs plus belles proies avec leur smartphone. «La nouvelle génération aime montrer ses exploits sur les réseaux sociaux. Personnellement, je suis content si je peux donner à manger à ma fille de 3 ans un poisson pêché par mes soins plutôt qu’un filet en barquette acheté dans le commerce», conclut Ludovic Cramatte.

Des leurres toujours plus beaux

Véritable phénomène de mode, le street fishing attire une clientèle plus jeune et mobile, observe Sébastien Plaisant, propriétaire du magasin d’articles de pêche en ligne carnassiers-shop.ch. «Toutes les marques de vêtements spécialisés ont pris le train en marche et développé leurs assortiments de casquettes, de sweats et de T-shirts», explique le Vaudois qui a également ouvert depuis un an un showroom à Romanel. Les traditionnelles cuissardes de pêche en rivières ne font plus partie de la tenue du pêcheur qui court d’un pont à l’autre.

La marque française Naturalish, initiée par un street fisher parisien, ancien directeur artistique, propose par exemple des T-shirts avec des imprimés de poissons graphiques très tendance ou des slogans décalés. L’entreprise pousse l’esprit pêche urbaine jusqu’à proposer des initiations aux enfants pendant les vacances scolaires sur la darse du bassin de la Villette à Paris.

L’équipement s’est aussi sophistiqué ces dernières années, note Sébastien Plaisant qui, à 35?ans, avoue qu’il pêche depuis l’enfance. «Les cannes sont beaucoup plus légères, en carbone et pliables en plusieurs sections». Elles se glissent facilement dans un sac à dos. Quant aux leurres artificiels – l’article le plus prisé des street fishers – ils se déclinent à l’infini. «L’esthétisme s’est énormément renforcé. Il y a quelques années encore, il n’y avait qu’un petit nombre de cuillères en métal et en plastique souple. Un leurre aujourd’hui existe en plus d’une cinquantaine de coloris. Au magasin, j’ai quelque 5000?références. Mais on pourrait largement en avoir jusqu’à 20?000 tant le choix est vaste.»

(TDG)

(Créé: 23.07.2016, 19h15)

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Plus de 30 noyades cet été en Suisse, dont une majorité d’étrangers

Les lacs et cours d’eau suisses, très recherchés en ces temps de chaleur estivale, ne sont pas sans danger: déjà 31 personnes se sont noyées cette année. Plus de la moitié sont des étrangers.

Les lacs et cours d’eau suisses, très recherchés en ces temps de chaleur estivale, ne sont pas sans danger: déjà 31 personnes se sont noyées cette année. Plus de la moitié sont des étrangers.

L’été est jusqu’ici un peu intermittent, « mais il y a eu des phases très chaudes, durant lesquelles les gens se jettent directement à l’eau », a expliqué à l’ats mercredi le porte-parole de la Société suisse des sauveteurs (SSS), Philippe Binaghi.

Sur les 31 cas mortels, 15 sont survenus dans des lacs, 14 dans des fleuves ou rivières, et 2 lors de plongées. La très grande majorité des victimes sont des hommes – seules deux femmes sont mortes. Deux enfants ont également péri.

En hausse

Le nombre de victimes est en hausse de 20% par rapport à l’an dernier, où 26 décès étaient répertoriés à la mi-juillet. Au total, 2015 avait vu 48 décès survenir, soit 21 de plus qu’en 2014.

>> Cinquante victimes par noyade en 2015, deux fois plus qu’en 2014

Fait notable, plus de la moitié des victimes sont des étrangers. Sur les six premiers mois de l’année, 17 touristes, réfugiés ou demandeurs d’asile sont ainsi décédés.

ats/mre

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Un tiers des espèces de poissons ont disparu

Les eaux des lacs sont analysées sous la loupe des scientifiques depuis cent ans. En un siècle, près d’un tiers des espèces de poissons ont disparu.

Il s’agit du premier recensement systématique de la faune piscicole des grands lacs suisses. Le «Projet Lac» est mené par le laboratoire d’hydrobiologie de l’Institut de recherche de l’eau du domaine des EPF Eawag qui fête ses 100 ans cette année.

Jusqu’ici, les seules données disponibles provenaient des pêcheurs. Elles permettaient de connaître le type d’espèces et le nombre de poissons capturés et relâchés. Mais l’étendue réelle de leur diversité restait inconnue.

Degré réel de la biodiversité

Grâce au «Projet Lac», on peut déterminer «pour la première fois le degré réel de la biodiversité des poissons dans les lacs», explique Ole Seehausen du département écologie et évolution des poissons du laboratoire, dans la brochure du jubilé.

Ce projet doit aussi servir à comprendre pourquoi la diversité des espèces varie fortement d’un lac à l’autre et à mettre au jour les causes de la disparition de certaines espèces. Vingt-six lacs naturels alpins et préalpins ont été étudiés. Les résultats de la moitié d’entre eux sont déjà publiés.

Le Léman sans féra mais plein de perches

En 170 ans, le lac de Morat a perdu plus du tiers (36%) de la biodiversité de poissons indigènes, révèle le rapport. Celui de Neuchâtel a lui vu disparaître un quart des espèces originelles en un siècle et demi, soit 8 sur 32. La bouvière, la carpe et la truite du lac sont en outre menacées.

Dans le Léman, 14 des 18 espèces indigènes sont toujours présentes. En revanche, aucun spirlin ni vairon n’ont été capturés, malgré 900 actions de pêche. Le plus grand lac d’Europe est désormais principalement peuplé par la perche, alors qu’il abritait auparavant en majorité la féra, l’omble et la truite, tous appartenant à la famille des salmonidés.

Les espèces indigènes vivant en profondeur sont particulièrement menacées, en raison de la désoxygénation. Certaines ont vraisemblablement disparu, comme la féra.

Manque d’oxygène

Si l’état de santé des lacs s’est généralement amélioré depuis le pic de pollution organique dans les années 1970, les rapports de l’inventaire en cours soulignent que la situation est loin d’être optimale, voire préoccupante.

Différents facteurs sont invoqués: la plupart des lacs souffrent d’un manque d’oxygène en profondeur, ce qui augmente le taux de nutriments. En d’autres termes, la qualité de l’eau est médiocre.

En outre, les rives sont de plus en plus construites. La moitié de celles du lac de Brienz sont artificielles. Pour le Léman, cette part monte à 70%, pour celui de Thoune (BE) à 72%.

Pêche en cause

Par ailleurs, l’apparition d’espèces jusqu’ici inconnues («allochtones») a un impact sur la biodiversité, ainsi que la pêche. Qu’elle soit professionnelle ou de loisir, cette activité influence de manière sélective la composition des espèces. Dans le lac de Morat, trop de sandres, de brochets et de silures brochets et de silures sont capturés. Comme seuls ces prédateurs sont ciblés, cela crée un déséquilibre dans les populations de poissons.

Les lacs de Sils et de Poschiavo (GR) subissent également les conséquences de la pêche. Des ombles chevaliers et des ombles du Canada ont été lâchés dans le lac, les mettant en concurrence avec les truites autochtones. De plus, la truite commune européenne en provenance d’autres bassins versants s’est croisée avec les espèces indigènes, entraînant la disparition de la diversité.

Jusqu’en 2017

Pour établir ce vaste inventaire, les lacs font l’objet d’une pêche systématique, en recourant à des méthodes standardisées. Puis, les espèces sont déterminées, mesurées et photographiées, les gènes séquencés et les statistiques des captures analysées.

Le projet est né en 2010, année internationale de la biodiversité, sous l’impulsion de l’Eawag, de l’Université de Berne et du Musée d’histoire naturelle de Berne. L’Office fédéral de l’environnement, d’autres instituts de recherche et certains cantons y participent aussi. L’étude devrait durer jusqu’à la première moitié de 2017.

www.eawag.ch/fr/portrait/portrait/lhistoire/les-100-ans-du-laboratoire-dhydrobiologie-de-kastanienbaum/ (ats/nxp

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Mal récurer sa piscine peut être fatal aux poissons

Un cours d’eau genevois a été victime de pollution fin mai. Il s’agirait de la négligence d’un particulier.

La faune de La Drize, qui s’écoule à Troinex (GE), a été rudement touchée. Une pollution a été mise au jour le 28 mai par des pêcheurs qui ont alerté le Service d’incendie et de secours. Au total, on dénombre 64 poissons et une centaine d’alevins morts sur 1,1 km. «Le secteur comptait une belle population de truites qui a été détruite. C’est dommage», regrette Dimitri Jaquet, chef du secteur pêche du Canton.

L’ensemble des poissons peuplant La Drize a été tué à Troinex lors de cet épisode de pollution. Il faudra des mois pour que le cours d’eau se rétablisse, indique le chef du secteur pêche de Genève. «Toute la faune pâtit d’une pollution car des insectes meurent aussi», explique Dimitri Jaquet. Outre le mauvais nettoyage des piscines, il met en garde les jardiniers amateurs susceptibles de déverser leurs produits de jardinage dans les canalisations d’eaux pluviales.

Une enquête a été menée par le service des eaux de Genève. Celui-ci penche pour un nettoyage de piscine qui n’aurait pas été effectué dans les règles. «Juste avant l’été, c’est la période pendant laquelle les particuliers remettent en état leur bassin», indique Paulo-Miguel Lopes, chef du secteur protection des eaux. Chaque année, un ou deux cas de pollution dus à des piscines et provoquant la mort de poissons sont répertoriés à Genève.

Amendes salées

Pour éviter cela, il faut respecter plusieurs recommandations. «Certains pensent que tout ce qui est évacué dans un tuyau finit dans une station d’épuration. C’est faux», explique Paulo-Miguel Lopes. Ainsi, il faut attendre 48h avant de déverser de l’eau traitée au chlore dans les canalisations d’eaux pluviales. A Troinex, des algicides, employés pour enlever les algues contre les parois des bassins, seraient en cause. «Il vaut mieux ne jamais en utiliser et plutôt frotter à la main», préconise le responsable. S’il en est fait usage, le liquide doit s’écouler dans les eaux usées afin d’être épuré.

Dans le cas présent, l’alerte a été donnée trop tardivement. Malgré des prélèvements d’eau et des autopsies de poissons, il ne sera pas possible de déterminer avec précision l’origine de la pollution. Quand il est retrouvé, un particulier qui commet une faute en nettoyant son bassin risque gros. «Le principe du pollueur-payeur est appliqué, prévient Paulo-Miguel Lopes. La personne prend à sa charge l’ensemble des frais, comme les investigations et le repeuplement du cours d’eau.» Le montant facturé peut ainsi monter jusqu’à 60’000 fr

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Nettoyage Rhône urbain

final

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MRP

Maladie rénale proliférative des poissons

Infection chronique des poissons d’eau douce causée par un parasite.

Touche notamment les truites et les ombles
La maladie a jusqu’à présent été observée chez les truites arc-en-ciel et les truites de rivière, les ombles et les ombles chevaliers, les saumons de l’Atlantique, les ombres et les brochets. La maladie n’est pas dangereuse pour l’homme.

Signes de maladie
Les poissons atteints ne s’intéressent pas à leur environnement, ils prennent une coloration foncée, présentent des yeux proéminents (exophtalmie), des branchies pâles et un ventre ballonné. Dans les piscicultures, les pertes atteignent le plus souvent 10 à 15 pourcent des poissons malades, mais dans certaines conditions également jusqu’à 90 pourcent. Les symptômes et les pertes n’apparaissent que lorsque la température de l’eau reste supérieure à 15 degrés durant 2 à 3 semaines. Lorsque la température est inférieure, il peut y avoir des contaminations, mais elles n’engendrent pas de symptômes ni de pertes.

Contamination et propagation
Les poissons absorbent probablement l’agent infectieux, un parasite, par les branchies. La maladie apparaît de manière saisonnière: les premiers cas sont observés en été, avec la hausse de la température, et les derniers cas en automne, lorsque la température de l’eau baisse. Les situations de stress (mauvaise qualité de l’eau, manipulation des poissons) favorisent probablement l’apparition de la maladie.

Où? En Europe et aux USA
La maladie a jusqu’à présent été mise en évidence en Europe (y c. en Suisse) et aux USA, tant dans les piscicultures que dans les cours d’eau et les plans d’eau naturels. Pour connaître la situation épizootique en Suisse, voir la « Banque de données sur les cas d’épizooties en Suisse ».

Agent infectieux: myxozoaire
L’agent infectieux est le myxozoaire Tetracapsuloides bryosalmonae.

Que faire?
Respectez les mesures générales de prévention contre les épizooties. Optimisez la température de l’eau et minimisez les facteurs de stress pour les poissons. Il n’existe pas de vaccin préventif utilisable en pratique.

La maladie rénale proliférative des poissons est une épizootie à surveiller et elle est donc soumise à déclaration obligatoire. Les laboratoires, les vétérinaires, les inspecteurs des ruchers ainsi que les organes de surveillance de la pêche sont tenus d’annoncer les cas d’épizootie et les symptômes suspects au vétérinaire cantonal compétent.

 
Contact spécialisé: info@blv.admin.ch