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Geneva Street Fishing Genève pêche de rue

Objectif pêche à Genève

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Les corégones du Léman

De nombreux pêcheurs de corégones sont d’anciens pêcheurs de rivière. Probablement parce que ce poisson se prend à la canne, que sa pêche est fine et que les combats s’avèrent passionnants. De la rivière au lac Mon parcours halieutique a débuté avec mon père au bord des torrents de la région, puis vint le lancer, la mouche et le montage de mouche. Début 2000, un ami peu expérimenté m’a proposé de l’accompagner sur le lac Léman pour lui donner un coup de main et j’ai vite compris que ce plan d’eau était un haut lieu halieutique: outre de très gros brochets à la traîne, au mort manié et aux leurres, de nombreux corégones ont été mis au sec sur ma propre embarcation. L’attrait du montage de mouche, l’abondance du poisson et la finesse de la pêche m’ont attiré vers les corégones. J’étais l’un des seuls dans la région de Rolle à le pêcher systématiquement. Pour progresser, j’ai abondamment visité le site (en allemand) «Felchenfischer.ch» dont les conseils sont excellents. N’ayant pas trouvé de site pour la pêche des corégones sur le Léman, j’ai créé http://coregone.e-monsite.com. Grâce à cela, j’ai rencontré des passionnés et nous avons partagé nos expériences. C’est aussi une pêche idéale pour l’initiation des enfants, ils captureront de nombreux poissons de belle taille pour leur plus grand plaisir! La pupille de ce poisson forme un angle. KoreGoniaCoregone2 Corégone ou féra? Corégone, du grec «koré» – la pupille – et «gonia» – l’angle: en effet la pupille de ce poisson forme un angle. On me reprochera de ne pas utiliser l’appellation locale du corégone: la féra. La féra, la vraie, qui peuplait notre lac au siècle dernier, a disparu vers 1920, semble-t-il, par surpêche. On aurait alors repeuplé le Léman de corégones provenant du lac de Neuchâtel, les palées. Puis des alevinages systématiques réalisés avec des géniteurs du Léman ont abouti à la situation actuelle: on ne sait pas avec exactitude quel(s) est (sont) le(s) corégone(s) qui peuple(nt) notre lac, mais il est certain que ce n’est plus notre féra originelle. De nombreux pêcheurs méconnaissent la féra. Certains la classent dans les poissons «blancs», car sa chair est blanche. Cependant, il s’agit d’un salmonidé, sa nageoire adipeuse le prouve; c’est donc un poisson «noble». Un plan d’eau de 600 km2. LucCoregone1 Abondant et de belle taille Il n’est pas rare de piquer des poissons dépassant les 3 kilos même si ces spécimens sont parfois gastronomiquement moins prestigieux. Le rapport de la CIPEL 2015 mentionne une taille moyenne située entre 40 et 45 cm, avec une taille maximale de 57 cm. L’échantillonnage comprend des poissons pêchés au filet au large et ne tient pas compte des énormes femelles présentes plus près des côtes et qui, probablement, ne se prennent pas dans les mailles de filets prévus pour de plus petits poissons. Ce que je veux dire, c’est que des poissons de plus de 60 cm à la canne ne sont pas exceptionnels! C’est le poisson du Léman le plus abondamment pêché (amateurs et professionnels confondus). Anecdotique dans les années 80, la pêche a passé à 400 tonnes en 2000 pour franchir les 1000 tonnes en 2014! Le site de la faune du canton de Vaud publie les résultats de la campagne 2015: 835 445 kg de corégones capturés contre 171 623 kg pour la perche! Pour les professionnels, les Français sont particulièrement efficaces (environ quatre fois plus que les Helvètes). Quant aux amateurs, les Suisses ont pêché 8027 kg contre 1404 kg pour nos amis français. Vous conviendrez que le corégone justifie une attention particulière… Une pêche idéale pour initier les enfants. CoregonesEnfants1 Classification: un casse-tête! Le corégone est un salmonidé dont il existe des dizaines d’espèces, certains affirment qu’il y en aurait plus de septante en Europe dont une trentaine en Suisse. Pour faire bref, il est intéressant de souligner les points suivants: les corégones sont apparus lors de la fonte des glaciers: chaque population est restée enfermée dans son bassin, s’y adaptant spécifiquement. Les premiers «mélanges» de corégones ont été effectués par l’homme, dans le but de rentabiliser les stocks, car le genre représente, encore aujourd’hui, un intérêt commercial. Les premières traces écrites de ce poisson remontent au Moyen-Âge. La nomenclature des corégones est très riche. En français, citons: féra, palée, bondelle, lavaret, gravenche, bezoule, férit et j’en passe. J’ai trouvé des dénominations encore plus nombreuses en allemand. Notons que deux espèces différentes du même genre peuvent vivre ensemble (sympatrie) et qu’au contraire, une espèce peut présenter des populations se comportant, se nourrissant de manière différente et présentant une morphologie différente… Que doit retenir le pêcheur de corégones du lac Léman? Tout d’abord, il ne pêche pas des féras (C. Ferae), mais vraisemblablement des palées, (C. Paleae), qui à mon avis, se regroupent en populations adoptant des comportements différents: les mâles, plus au large, se nourrissent plutôt de zooplancton à l’opposé des femelles, plus benthophages (se nourrissant d’organismes vivants sur le fond) et plus proches des rives. Leur nourriture Selon les études de la CIPEL, les corégones se nourrissent essentiellement de zooplancton et accessoirement de chironomes. Le zooplancton est constitué d’animalcules minuscules évoluant massivement. Il est composé principalement des bythotrèphes (corps de l’ordre du mm) qui se concentrent dans une strate propice à leur développement, souvent à une vingtaine de mètres de fond au large des rives. On perçoit souvent au sonar des corégones à 22 m de fond, en banc, là où le lac est beaucoup plus profond. Dans l’estomac des poissons, les concentrés de zooplancton ressemblent à une purée beige parsemée de petits points noirs (comme des grains de vanille), les yeux. Les chironomes (corps de l’ordre du cm) sont des insectes dont les larves se développent sur le fond du lac, de quelques mètres à 30 m, dans de la «vase». Il s’agit en fait de ce petit insecte ressemblant à un moustique et qui pullule lorsque les jours se font plus chauds. Les larves sont communément appelées «vers de vase» rouges de 1 à 1,5 cm, que les corégones vont chercher au fond du lac, probablement en remuant la boue pour les en extraire. La larve se transforme en nymphe qui va remonter à la surface pour éclore et s’envoler, ce que l’on peut observer lors des éclosions massives. Le défi consiste à imiter l’insecte à son stade d’évolution, à la bonne profondeur, avec la bonne animation. Ainsi la larve sera présentée très proche du fond et de manière statique alors que les nymphes doivent évoluer plus haut avec des mouvements de bas en haut. On distingue parfaitement la consommation de chironomes dans l’estomac d’un poisson au point de reconnaître le stade d’avancement de l’insecte: larve, nymphe, ou émergente, ce qui fournit de précieuses informations quant à la stratégie à adopter. Comme vous le comprendrez aisément, il est impossible d’imiter le zooplancton dont la taille est trop petite. On ne peut se contenter d’imiter que les chironomes sous leurs différentes formes et comme je le mentionnais ci-dessus, les corégones ne se nourrissent qu’accessoirement de chironomes, malheureusement! En outre, il est fréquent que les corégones se nourrissent de petits mollusques (escargots, moules) que l’on peut tenter d’imiter. Le corégone est le poisson de loisir le plus abondant sur le Léman. Texte et photos Fabrice Haldeman

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1000 ans de pêche en Suisse Romande Bernard Vauthier

https://www.payot.ch/Detail/1000_ans_de_peche_en_suisse_romande-bernard_vauthier-9782828916749

Les grands lacs et les rivières de Suisse romande sont de beaux écrins pour la pêche, depuis des millénaires. Cette activité vivrière archaïque par essence, puisque prédatrice, est demeurée remarquablement stable jusqu’aux bouleversements qui, récemment, ont modifié l’écologie des eaux et l’outillage du pêcheur. Elle est étudiée ici à travers l’histoire et l’ethnographie pour chaque ensemble aquatique, grand ou petit, de l’Allaine à la Navizence et du lac Noir à l’Allondon, et pour chaque espèce animale ayant une importance halieutique, même indirecte, classés par ordre alphabétique. Les engins et procédés dont elle use, minutieusement décrits, surprendront le lecteur par leur diversité au fil du temps… et par les résultats qu’ils produisaient ! Abondamment illustrés, ils révèlent, par la beauté de leurs formes et l’harmonie des gestes liés à leur utilisation, une relation exemplaire avec la nature. Un volumineux glossaire permet de saisir les subtilités d’un texte lexicalement très riche et soigneusement référencé. Un album de référence quasiment encyclopédique, sur l’art millénaire de la pêche, les pêcheurs, les poissons, les juridictions, les rivières et les lacs.

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Le Geneva Street Fishing,vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année

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La truirte arc en ciel

 

Oncorhynchus  mykiss  Walbaum, 1792 [Salmonidae]
FAO Names:  En – Rainbow trout,   Fr – Truite arc-en-ciel,  Es – Trucha arco iris

     

Caractéristiques biologiques
Forme allongée, fusiforme avec 60-66 vertèbres, 3-4 épines dorsales, 10-12 rayons mous dorsaux, 3-4 épines anales, 8-12 rayons mous anaux, 19 rayons caudaux. Présence de nageoire adipeuse, normalement avec côtés noirs. Pas de tubercules nuptiaux mais des changements mineurs au niveau de la tête, de la bouche, et de la couleur chez les mâles en ponte. Coloration bleue à vert olive en dessus d’une bande rose le long de la ligne latérale et argentée en dessous. Dos, côtés, tête et nageoires couverts de taches noires. La coloration varie avec l’habitat, la taille, et les conditions de maturité sexuelle. Tendance des résidents de rivières et reproducteurs à être plus sombre avec une couleur plus intense, alors que les résidents des lacs sont plus clairs et plus argentés. Absence de dent hyoïde est la caractéristique la plus simple qui distingue la truite arc-en-ciel de la truite fardée.
Contexte historique
La truite arc-en-ciel est native des drainages du Pacifique de l’Amérique du Nord, allant de l’Alaska jusqu’au Mexique. En 1874, elle a été introduite aux eaux de tous les continents à l’exception de l’Antarctique, pour la pêche sportive à la ligne et les activités aquacoles. La production était en forte expansion en 1950 suite au développement de l’aliment sec formulé. La pêche de la truite est toujours pratiquée là, où les cultures sont pratiquées dans les eaux de drainages des terres hautes de plusieurs pays sub-tropicaux, l’Asie, l’Afrique de l’Est et l’Amérique du Sud. Comme conséquence, plusieurs souches domestiques locales se sont développées (p. e. Shasta et Kamloops), alors que d’autres ont vu le jour grâce à la sélection de masse et les fécondations croisées pratiquées afin d’obtenir des cultures de meilleure qualité.
Principaux pays producteurs

Beaucoup pays ont publié la production de la truite arc-en-ciel issue de l’élevage. Certains ont relativement des rendements insignifiants comparés à la production provenant de plus grands systèmes qui sont installés dans les premiers producteurs en Europe, Amérique du Nord, Chili, Japon, et Australie.

Habitat et biologie

La truite arc-en-ciel est un poisson hardi, facile à faire pondre, de croissance rapide, tolérant à une large gamme de paramètres environnementaux et à la manipulation, et les larves de grande taille peuvent facilement être sevrées avec un aliment artificiel (elles s’alimentent normalement de zooplancton). C’est un poisson capable de vivre dans plusieurs types d’habitats, allant d’un cycle de vie anadrome [souche connue comme tête d’acier « steelhead »] (qui vit dans l’océan mais se reproduit dans des rivières ou cours d’eau bien oxygénés, de flux rapide et fond en gravier) comme il peut vivre d’une manière permanente dans des lacs. La souche anadrome est connue par sa croissance rapide, atteignant 7-10 kg dans 3 ans, alors que la souche d’eau douce ne dépasse pas 4,5 kg pour le même intervalle de temps. L’espèce peut supporter un grand intervalle de température (0-27 °C), mais la ponte et la croissance ont lieu dans une gamme plus étroite (9-14 °C). La température de l’eau optimale pour la culture de la truite arc-en-ciel est inférieure à 21 °C. La température et la disponibilité de nourriture influencent la croissance et la maturation, par conséquent l’âge de maturité varie; bien qu’il soit normalement de 3-4 années.

Les femelles sont capables de produire jusqu’à 2 000 oeufs/kg de leur poids. Les oeufs sont de grand diamètre (3-7 mm). La plupart des poissons pondent seulement une fois, au printemps (janvier-mai), même si la reproduction sélective et l’ajustement de la photopériode ont donné en écloserie, des souches qui peuvent arriver à maturité précoce et pondent durant toute l’année. Des caractéristiques de sélection plus avancées ont été aussi achevées par des reproductions croisées, augmentant aussi les taux de croissance, la résistance aux maladies, la prolificité, et améliorant la qualité et le goût de la viande. La manipulation génétique des chromosomes sexuels de l’embryon a donné des femelles stériles, triploïdes, évitant ainsi la mâchoire en forme d’hameçon appelée ‘hook-like’ qui ne plait pas au consommateur et s’assurant que les individus introduits/échappés ne peuvent pas se reproduire.

La truite arc-en-ciel ne peut pas se reproduire naturellement dans les systèmes d’élevage, ainsi les juvéniles sont obtenus soit par ponte artificielle en écloserie soit en collectant les œufs à partir du stock naturel. Les larves sont bien développées à l’éclosion. Dans la nature, les truites adultes se nourrissent des insectes aquatiques et terrestres, mollusques, crustacés, œufs de poissons, et autres petits poissons, mais la nourriture la plus importante est les crevettes d’eau douce contenant des pigments de caroténoïdes responsable de la coloration orange-rose de la chair. En aquaculture, l’inclusion des pigments synthétiques astaxanthine et canthaxanthine dans l’aliment aquatique donne cette coloration rose (quand elle est désirée). Truite arc en ciel prise en Arve à Genève à l’automne 2018.  Probablement une dévalaison Française. 62 cm mais très maigre, certainement lié au manque de nourriture dans cette rivière glaciaire….

 

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Où va la pêche de loisir ?

Eclusées, obstacles à la migration, pollutions chroniques, captages des eaux de source, piscivores invasifs, et, depuis quelques années, sécheresse récurrente et augmentaton de la température de l’eau. Loin  de diminuer, les facteurs qui transforment nos cours d’eau ne font que s’addi3onner les uns aux autres, et nous éloignent chaque jour davantage des rivières que nous avons pêchées par le passé. A la faillite tragique de l’Etat et de la Confédéra3on dans leur tâche régalienne de protéger les condi3ons

de vie de nos poissons s’est malheureusement ajoutée une idéologie conservatrice qui n’a pas su, ou pas voulu, développer des connaissances scien3fiques et des instruments dont les ges3onnaires de la pêche ont pourtant urgemment besoin aujourd’hui.

Cette vision, incapable de s’affranchir du passé et de penser

un avenir réalisable pour nos rivières, est donc aujourd’hui une menace aussi grande pour la pêche de loisir que le réchauffement climatque !

La FSPG doit donc prendre ses distances avec ceKe idéologie contre-productive, et convaincre l’administration que la gestion conservatrice et normale telle que nous la pratiquons aujourd’hui doit être abandonnée. Ce que nous appelons de nos voeux, ce sont donc des mesures durables et fortes en faveur de la pêche de loisir, basées sur des expériences de terrain, des savoirs empiriques et des requêtes des pêcheurs. Il faudrait, en fin de compte, que la gestion des systèmes écologiques évolue avec les transformations que ces derniers subissent, et des connaissances que l’on en a. Cela revient, évidemment, à cesser de viser un idéal qui ne sera jamais aKeint, et à ne plus craindre de tenter des choses et de faire des erreurs.

On pourrait, par exemple, offrir une pêche hivernale sur les cours d’eau urbains qui, aujourd’hui, ne produisent plus de salmonidés, utiliser les rivières qui s’assèchent systématiquement pour produire des poissons qu’on transfèrerait ensuite ailleurs, ou alors repenser globalement les objectifs de la gestion halieutique du Rhône et de l’Arve, puisqu’aucune des mesures visant à favoriser le retour naturel des ombres et des truites n’a été efficace, malgré les sommes astronomiques englouties par l’administration

et les Services Industriels au profit des bureaux d’étude privés. La tendance actuelle, qui voit les pêcheurs déserter progressivement nos cours d’eau, ne s’inversera que si l’Etat change radicalement de stratégie.

Il est temps que la pêche de loisir devienne véritablement durable ! La pêche durable, pour l’OFEV, l’Etat de Genève, la plupart des associa3ons qui protègent l’environnement, et même pour certains d’entre nous, ce serait une pêche dans laquelle les pêcheurs prélèvent ce que la nature peut offrir, sans intervenir sur les peuplements piscicoles. Maintenir la pêche de loisir, ce serait donc agir pour que nos cours d’eau reviennent à un état idéal.

Convaincus par ceKe belle et simple idée, nous nous sommes donc engagés, depuis trente ans, aux côtés de l’Etat et des associa3ons environnementalistes, en faveur de la réhabilita3on des milieux aqua3ques.

Aujourd’hui, force est d’admeKre que ceKe stratégie ne mène nulle part. L’énergie renouvelable des barrages hydro-électriques du Rhône a la cote même chez les plus verts des écologistes, alors qu’elle a pourtant provoqué la disparition des poissons d’eau vive dans ce fleuve !

L’incapacité de l’Etat à offrir de l’eau en qualité et en quan3té suffisantes à nos poissons apparaît structurelle et indépendante des magistrats, et une écrasante majorité du Grand Conseil et du Conseil d’Etat voit d’un bon oeil la poursuite d’un développement territorial qui a fait disparaître la moi3é de nos rivières cet été ! Aujourd’hui, le discours qui consiste à lier la pêche de loisir à un irréaliste retour des rivières à ce qu’elles étaient il y a un siècle ne mènera qu’à un appauvrissement généralisé du nombre d’espèces qui peuplent nos cours d’eau, et à la disparition de la pêche.

Il est donc temps de clamer haut et fort que ce que nous voulons, c’est voir des poissons dans nos eaux ! QuiKe à ce qu’ils aient vu le jour dans une boîte Vibert, dans une pisciculture, ou même dans un autre pays. Que nous ne croyons plus aux promesses des experts autoproclamés et des fins ges3onnaires qui n’ont fait qu’accompagner la chute ver3gineuse de nos popula3ons de poissons. Qu’il y en a marre de voir des centaines de pêcheurs renoncer au permis genevois au profit des truites

de pisciculture d’Ormea ou du Val Ferret, alors que l’Arve urbaine aurait pu répondre dix fois mieux à cette demande sociale légitime. Que nous n’en pouvons plus d’entendre une minorité de fonc3onnaires clamer qu’on ne 3re pas les oiseaux

piscivores pour protéger des poissons de pisciculture, au prétexte que ces derniers n’ont aucune valeur, alors qu’ils n’ont pas pu empêcher la dispari3on de leurs homologues sauvages !! Enfin, que nous en avons ras le bol de ce procès d’inten3on permanent des amis de la nature, qui voient parfois en nous des alliés de circonstance, mais qui considèrent, dès lors qu’il s’agit de défendre une pêche populaire, que nos mo3va3ons sont perver3es par le plaisir de pêcher!

La pêche de loisir doit être un objet à défendre en tant que tel, et pas un moyen déguisé de nous voir imposer une vision égoïste de la nature que nous ne partageons pas !^La pêche durable, ce n’est donc pas la traque désespérée des chevesnes de l’Aire. C’est au contraire une ac3vité humaine fondamentale, qui a de fortes dimensions sociales et économiques, et pas seulement des aspects écologiques néga3fs, contrairement à ce qui a été injustement considéré jusque là.

Amis pêcheurs, soyez-en convaincus, la pêche de loisir mérite d’être défendue comme telle !

Comité directeur FSPG

 

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Sécheresse exceptionnelle depuis quatre mois !

Le canton de Vaud constate depuis le mois de juin un déficit de pluie de 50% et des débits de rivières très bas sur tout son territoire.

Vaud vit une sécheresse tout à fait exceptionnelle depuis mi-juin. Sur quatre mois, le canton constate un déficit de pluie de 50% et des débits de rivières très bas sur tout son territoire. Le niveau du lac de Joux a perdu deux mètres.

«La sécheresse touche tous les cours d’eau, quel que soit leur régime, autant dans le Jura que dans les Préalpes et sur le Plateau. Les débits sont très bas partout, alors que ça ne devrait pas être le cas en octobre», a déclaré lundi à Keystone-ATS Philippe Hohl, chef de division ressources en eau et économie hydraulique (DGE-Eau) à la Direction générale de l’environnement du canton de Vaud.

«Les valeurs de sécheresse observées, on ne les observe qu’une fois tous les trente ans en moyenne», souligne M. Hohl. «Les conséquences: des soucis pour les hydroélectriciens au vu de la pauvreté de la production en eau, des problèmes pour les agriculteurs, du stress pour la faune et la flore, comme par exemple pour les truites de l’Orbe», relève le responsable.

Connecter des réseaux

«Le plus important, c’est l’alimentation en eau potable, qui est du ressort des communes. Ces dernières ont pris beaucoup de mesures, mais nous n’avons pas encore été informés d’un problème majeur», relève le responsable.

Si une commune a une capacité de recharge limitée, elle peut se connecter à un autre réseau. C’est exactement ce qu’a fait le village de Marchissy qui manque d’eau avec sa voisine Gimel, comme le rapportait 24 heures lundi. L’alimentation en eau potable se maintient malgré la situation, estime-t-il.

Lac de Joux: moins deux mètres

Malgré cette sécheresse exceptionnelle, les grandes nappes phréatiques tiennent bien le coup, car elles ont eu d’importantes recharges pendant l’hiver. Elles baissent, mais à un rythme normal, selon M. Hohl. Localement en revanche, plein de petites sources sont taries, notamment dans le Jura.

Le lac de Joux, dont les rivages sont asséchés, a lui perdu deux mètres depuis mi-juin, passant de 1005 mètres à 1003 mètres. Il se rapproche de son plus bas niveau, soit 1002,53 mètres en 1989, souligne le chef de la DGE-Eau. «Sa baisse continuant inexorablement, la sortie des débits du lac de Joux va être limitée, pour ne pas abaisser son niveau. En conséquence, il y aura un peu moins d’eau dans l’Orbe», explique-t-il.

Dans l’expectative

Le lac de Bret, qui alimente notamment la ville de Lausanne, est actuellement à 5,7 mètres en dessous de son niveau maximal. Il a baissé de 17 cm en une semaine, un niveau bas, mais pas encore alarmant, selon le Service des eaux de la ville de Lausanne. De son côté, le lac Léman échappe complètement à la problématique et se maintient grâce à la fonte et aux régulations.

Difficile de se prononcer pour la suite, mais, malheureusement pour l’alimentation en eau, on ne voit pas grand-chose venir, relève M. Hohl. Annoncées pour le week-end, les premières pluies de 10, 20 millimètres feront un bien immédiat à la faune et à la flore et seront positives pour quelques petites sources. Pour les eaux souterraines, ça ne changera rien. Ces constatations sont valables pour l’ensemble de la Suisse occidentale, a encore noté M. Hohl.

(nxp/ats)

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Inscription nettoyage du Rhône 2018

Bonjour à tous, nous avons le plaisir de vous proposer le nettoyage du Rhône urbain du 25/08/2018.
RDV dès 7h30 au Quai de l’Ile. En principe nous aurons terminé à midi et nous pourrons partager un petit apéritif de convivialité.
Il nous faudra également quelques bras durant l’après-midi pour l’évacuation des déchets.
Matériel à prévoir: gants de travail et vêtements adaptés à la météo.
Une équipe de plongeurs professionnels sera également présente.

Inscription nom, prénom et mail : https://doodle.com/poll/7rq8x74ewixyf5sd

Amicalement,

Le GSF

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Le no kill ou C&R en Suisse en 2018

Office fédéral de l’environnement

https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/aide-execution-peche-a-la-ligne.html

Partie II: Remise à l’eau des poissons capturés

Vu la fonction de surveillance de l’OFEV (art. 21, al. 2, LFSP) et la compétence de l’OSAV de légiférer en matière de protection des animaux (art. 12 Org DFI ; LPA et OPAn) ;

 dans le but de clarifier la situation juridique concernant la remise à l’eau des poissons capturés (art. 23, al. 1, let. a, OPAn) ;

 constatant que la formulation des bases légales à l’art. 23, al. 1, let. a, OPAn ainsi que les expli-cations figurant dans le commentaire y relatif ont conduit à une certaine confusion dans la pratique ;

 compte tenu de considérations liées à l’écologie et à la protection des animaux ;

nous communiquons aux pêcheurs à la ligne, aux services vétérinaires cantonaux et aux services cantonaux de la pêche les informations suivantes concernant l’interprétation des dispositions légales relatives à la remise à l’eau des poissons capturés :

 Conformément à l’art. 4, al. 2, LPA, il est interdit d’exercer une contrainte sur un animal sans raison valable (au sens de l’art. 3, al. a, LPA).

 La pêche à la ligne représente une contrainte pour les poissons ; la capture de poissons destinés à la consommation est toutefois considérée comme étant justifiée.

 L’art. 23, al. 1, let. a, OPAn interdit donc de pêcher des poissons à la ligne dans l’intention de les remettre à l’eau.

 Les offices fédéraux partent du principe que les pêcheurs à la ligne pratiquent leur activité dans l’intention de capturer des poissons en vue de les consommer.

 L’organe de contrôle ne peut pas juger de l’intention d’un pêcheur de remettre à l’eau un poisson capturé.

 En Suisse, il n’existe aucun lieu de pêche avec remise à l’eau obligatoire des poissons capturés (secteurs « no kill » ou de « catch and release »).

 Compte tenu de considérations écologiques, le législateur a décidé délibérément de ne pas sou-mettre les pêcheurs à la ligne à une obligation générale de conserver les poissons capturés.

 Comme l’indique le commentaire relatif à l’art. 23, al. 1, let. a, OPAn, il est possible dans certains cas de remettre à l’eau des poissons capturés qui rempliraient pourtant les critères pour être con-servés. Cela est toutefois uniquement permis lorsqu’il y a une raison écologique.

 En vertu de prescriptions cantonales ou fédérales, les poissons au bénéfice de mesures de protec-tion doivent être remis à l’eau après avoir été capturés (p. ex. poissons n’atteignant pas la taille minimale de capture, pêchés pendant la période de protection ou appartenant à une espèce protégée).

 Il arrive couramment que, motivés par des considérations écologiques, des pêcheurs à la ligne décident de leur propre chef de remettre à l’eau des poissons capturés qui rempliraient pourtant les critères pour être conservés. On part du principe qu’ils agissent de bonne foi lorsqu’ils évaluent la situation et qu’ils assument leur responsabilité en adoptant un comportement respectueux des animaux.

 Les effectifs piscicoles des eaux suisses tendent à régresser et un grand nombre d’espèces sont considérées comme menacées.

 Chaque poisson survivant a une importance écologique pour la population. L’appartenance taxono-mique d’un poisson ne joue aucun rôle, pour autant qu’il s’agisse d’espèces indigènes.

 L’exigence d’une justification écologique se rapporte ainsi pour l’essentiel à la capacité de survie du poisson.

 S’il y a une raison écologique, le pêcheur peut en principe décider lui-même de remettre à l’eau un poisson capturé.

Aide à l’exécution: Pêche à la ligne OFEV/OSAV 2014

Partie II: Remise à l’eau des poissons capturés 5

 Il n’est pas possible d’invoquer une raison écologique lorsque

  1. a) le poisson appartient à une espèce figurant à l’annexe 3 OLFP « Espèces, races et variétés de poissons et d’écrevisses dont la présence est susceptible d’entraîner une modification indésira-ble de la faune » ;
  2. b) le poisson a été fortement endommagé lors de sa capture et que sa survie n’est plus assurée (long processus de capture, blessures importantes causées par la pêche, poissons tirés des grandes profondeurs) ;
  3. c) le poisson, ayant atteint sa taille minimale de capture, a été introduit spécialement à des fins halieutiques dans des eaux où il est peu probable, voire exclu, qu’il se reproduise de façon naturelle (p. ex. truite arc-en-ciel dans les lacs de montagne).

Conclusion

Il est interdit de pêcher des poissons à la ligne avec l’intention de les remettre à l’eau. Un pêcheur peut cependant décider au cas par cas de remettre à l’eau un poisson viable, pouvant être pêché, à condition que celui-ci appartienne à une espèce figurant à l’annexe 1 ou 2 OLFP.

La remise à l’eau doit se faire immédiatement après la capture et avec le plus grand soin. Les manipulations susceptibles de stresser le poisson, comme le fait de le mesurer, de le peser ou de le photographier, sont à limiter au strict minimum.

On part du principe que les pêcheurs à la ligne agissent de bonne foi lorsqu’ils évaluent la situation en cas de capture et qu’ils assument leur responsabilité en adoptant un comportement respectueux de l’animal.

La manière correcte de traiter les poissons devant être remis à l’eau fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre de la formation visant à obtenir l’attestation de compétence.

Il est conseillé aux cantons de désigner les eaux et les méthodes de capture qui excluent la remise à l’eau pour des raisons écologiques et de prononcer les interdictions correspondantes.

L’exécution de l’art. 23, al. 1, let. a, OPAn, ne devrait pas consister en premier lieu à démasquer des délits individuels, mais plutôt à identifier des schémas et des tendances à long terme qui signalent une pêche « catch and release » systématique ou organisée.

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Sauvons le Rhône

Chères et chers ami-e-s pêcheuses et pêcheurs,

A l’occasion de l’ouverture de la pêche ce samedi 3 mars 2018, la FSPG lance une pétition pour « l’arrêt des éclusées  » sur le Rhône genevois.

Cette pétition est « en ligne » sur le site Internet : monrhone.ch

Un reportage de la RTS la première à ce sujet (journal de 10h – à 2 min 40 sec du début) :

http://www.rts.ch/…/le-journal-ho…/audio/le-journal-horaire…

Avec nos meilleurs messages !

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«Cette truite, c’est le poisson d’une vie!»

Alexandre a pêché ce lundi matin dans le Rhône un salmonidé de 93 centimètres. Il n’en revient toujours pas.

Je suis sur une autre planète, je plane.» Ce lundi en fin de matinée, Alexandre a pêché une truite de 93 centimètres dans le Rhône, à la Jonction, entre l’Usine et le pont Sous-Terre. Le pêcheur de 30 ans, membre du club «Geneva Street Fishing», explique avoir dû lutter quinze minutes pour extirper l’animal du fleuve. «C’est le poisson d’une vie, ce n’est pas tous les ans qu’un poisson de cette taille sort de l’eau. Pour vous dire, mon précédent record a été battu de 50 centimètres!»

S’il faut certes de la chance pour pêcher une telle bête, Alexandre estime surtout que la persévérance est indispensable. «Il s’agit de rester longtemps au bord de l’eau. Dans le Rhône, on trouve des truites, des brochets, en été un peu de perches et de silures. Mais les truites se font de plus en plus rares, à cause du barrage du Seujet. Il faut parfois une quinzaine de sorties pour faire un poisson. Alors là, une fusée de cette taille et de cet âge..!» Le jeune homme estime en effet que la bête avait plus de dix ans.

 

Source 20 minutes

BRAVO A TOI ALEX

STEVE